Le programme

Retrouvez ici notre programme communal pour Villeneuve d’Ascq.

Nos 10 mesures phares

1. Recruter des médiateur·rices (scolaires et de rue, disponibles de jour comme de nuit) et renforcer la prévention.

2. Donner aux citoyen·nes la possibilité d’organiser un référendum d’initiative citoyenne (RIC), avec organisation d'un débat public et en s'engageant à tenir compte du résultat.

3. Végétaliser massivement les quartiers populaires : mettre en place un plan de reforestation urbaine, notamment des quartiers Hôtel de ville, Résidence et Pont de Bois, en concertation avec les habitant·es.

4. Rendre immédiatement la tarification des cantines réellement progressive et instaurer la gratuité pour les familles aux revenus les plus modestes, avec l’objectif à terme de la rendre entièrement gratuite.

5. Porter un objectif de réduction maximale des lieux inaccessibles aux personnes en situation de handicap, sur la base d’un inventaire précis.

6. Injonctions par la commune de rénovation des logements insalubres et indécents par les bailleurs.

7. Mettre en place une aide alimentaire destinée aux jeunes et aux étudiants en situation de précarité, en expérimentant également l’installation d’une épicerie solidaire « municipale » vendant des produits entre 10 et 30 % de leur valeur marchande.

8. Redonner vie aux places et centralités de quartier par le commerce de proximité et en favorisant la (ré)installation de marchés.

9. Mettre en place un plan de lutte contre le racisme, l’islamophobie et l’antisémitisme en lien avec les associations impliquées.

10. Implanter des mairies de quartiers dans toute la ville et en faire des “Maisons Communes”, c’est-à-dire des tiers lieux d’éducation populaire et de sociabilité entre habitant·es du même quartier.

Prévenir, éduquer et émanciper : une commune au service de sa jeunesse

CONSTATS GÉNÉRAUX

Villeneuve d’Ascq est une ville jeune. Selon l’INSEE, 44,7 % de la population villeneuvoise avait moins de 29 ans en 2022. C’est 15 % de plus qu’au niveau national. Le taux de pauvreté est de 35 % sur la même tranche d’âge, là encore bien plus qu’à l’échelle du pays. Depuis plusieurs années, nous constatons qu’une défiance s’est installée envers la jeunesse. De nombreuses structures ont fermé, comme des centres d’accueil et de loisirs, ou encore le dispositif Sport Action, qui permettait un accès inconditionnel aux jeunes. Une partie de la jeunesse est laissée pour compte, voire méprisée, notamment dans les quartiers populaires. Les parents sont trop souvent livrés à eux-mêmes lorsque leurs enfants sont en difficulté, sans parler des galères supplémentaires pour les plus de 8 000 familles monoparentales. Les trafiquants de drogue et autres réseaux profitent des plus vulnérables pour assurer leur business. Pour la jeunesse la plus en rupture avec le cadre institutionnel, la réponse répressive, notamment de la police municipale, est prioritairement donnée.

Faire des politiques en direction de la jeunesse une priorité est donc une impérieuse nécessité à Villeneuve d’Ascq. Pour les jeunes elles·eux-mêmes d’abord, et pour rassurer leurs familles ensuite. Cette jeunesse est un atout pour notre ville. Le dynamisme de notre commune dépend de sa capacité à lui proposer des perspectives, des activités sportives et culturelles, un accompagnement permanent par les structures communales et associatives.

L’éducation et l’émancipation sont deux objectifs qui doivent prendre forme dans l’ensemble des domaines qui touchent à la jeunesse. La prévention doit retrouver toute sa place dans nos quartiers. Comment peut-on se contenter de quelques médiateur·rices communales·aux pour une population aussi importante ? Surtout à un moment où le département du Nord est particulièrement défaillant dans les moyens donnés à la prévention spécialisée ou à la protection maternelle et infantile, sans parler de l’aide sociale à l’enfance. La commune devra pallier ces besoins criants par des recrutements de médiateur·rices, ainsi que d’éducateur·rices de rue. Il faut retourner au contact des jeunes, leur proposer des activités, des solutions, des débouchés. L’accompagnement devra se faire de la naissance jusqu’à au moins 25 ans, en assurant une continuité et en s’adaptant aux tranches d’âge.

Villeneuve d’Ascq possède un potentiel énorme, aujourd’hui inexploité. Les associations sont nombreuses et diverses, mais on ne leur donne pas les moyens de se déployer. Nous prenons l’engagement sans faille de tout mettre en œuvre pour qu’aucun·e jeune ne se retrouve sans activité, quelle qu’elle soit, dans la commune. C’est son avenir qui est en jeu.

Pour un remplacement des politiques répressives inefficaces par des actions de prévention et d'éducation

NOS CONSTATS

Parler de prévention en 2025 c’est malheureusement être taxé d’angélisme, de renoncement ou de naïveté. Pourtant le bilan de la répression et de la diminution des moyens de prévention est catastrophique. En matière de consommation de stupéfiants illicites, le dernier rapport de décembre 2025 de l’OFDT sur les drogues montrent une explosion des consommations de toutes les drogues sur la période 2010-2023 : 214% d’augmentation pour la cocaïne, 77% pour le cannabis.

Mettre le paquet sur la prévention c’est s’assurer d’obtenir des résultats sur le long terme, loin de la démagogie sécuritaire. C’est ce que nous ferons. Précisons que cette partie aborde quelques propositions concernant la prévention spécialisée notamment. Mais la prévention c’est surtout d’assurer des services publics de qualité, particulièrement dans les domaines de la culture, de la jeunesse, du sport, de l’enfance et de l’action sociale. C’est-à-dire tout le reste du programme.

NOS ENGAGEMENTS

  • Développer l’emploi de médiateur·rices (scolaires et de rue, de jour et de nuit) ainsi que d’éducateur·rices de rue en partenariat avec les clubs de prévention financés par le Département du Nord ; 
  • Développer la présence du Centre d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction des risques pour Usagers de Drogues (CAARUD) de Faches-Thumesnil sur la commune ;
  • Proposer des formations régulières ouvertes à tous pour alerter sur les risques de la consommation des différents stupéfiants en circulation, mais aussi permettre aux parents de repérer des signes avant-coureurs de fragilité pour leurs enfants, qu’il s’agisse de l’entrée dans la consommation ou dans les trafics ;
  • Proposer des « parcours de sortie de la délinquance » en accompagnant les dealers ou ex-dealers vers des parcours de réinsertion sociale et professionnelle hors des trafics et de l’argent de la drogue ;
  • Développer des accueils collectifs pour exécuter des peines de Travail d’Intérêt Général (TIG) par le recrutement d’encadrants techniques. Cela pourra se faire dans le cadre de la ferme municipale ou encore du service public du BTP que nous souhaitons créer dans la commune ;
  • Travailler en lien avec les services de l’État pour réaffecter les biens mal acquis à des projets sociaux et inclusifs.

NOS CONSTATS

Les difficultés rencontrées par certains jeunes à Villeneuve d’Ascq relèvent rarement d’un seul facteur : ruptures scolaires, fragilités psychologiques, précarité sociale, tensions familiales, conduites à risques ou exposition aux trafics s’entremêlent. Pourtant, les politiques de prévention et de médiation restent insuffisamment coordonnées, trop dépendantes de dispositifs ponctuels ou de financements instables.

L’absence de présence éducative et sociale renforcée, notamment en soirée et la nuit, laisse trop souvent les situations se dégrader jusqu’à l’intervention répressive. Cette approche tardive est inefficace et coûteuse humainement. Elle ne répond ni aux besoins de protection, ni aux parcours de sortie des violences et des trafics, ni à l’accompagnement des familles confrontées à ces réalités.

NOS ENGAGEMENTS

  • Recruter des médiateur·rices (scolaires et de rue, disponibles de jour comme de nuit) ;
  • Soutenir les clubs de prévention et mettre le Département face à ses obligations ;
  • Mettre à disposition des locaux pour les différentes consultations de la Protection Maternelle et Infantile (PMI) ;  
  • Permettre l’implantation d’un CAARUD (Centre d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction des risques pour Usagers de Drogues) sur la ville ;
  • Mobiliser le centre municipal du jeu vidéo, pour accompagner la parentalité sur la gestion des écrans et initier à la pratique responsable et inclusive du jeu vidéo dans les écoles (cycle CM2) ;
  • Mobiliser les maisons de la jeunesse pour donner accès à des ressources spécialisées (groupes d’écoutes, ressources éducatives, interventions, psy…)
  • Mobiliser les médiateur·rices scolaires ;
  • Proposer des « parcours de sortie de la délinquance » en accompagnant notamment les dealers ou ex-dealers vers des parcours de réinsertion sociale et professionnelle hors des trafics et de l’argent de la drogue (ferme communale, service municipal du BTP, service culture…).

NOS CONSTATS

Tous les enfants n’ont pas accès à un accompagnement scolaire à la maison. Le périscolaire souffre de précarité de l’emploi et d’un manque de moyens, alors qu’il joue un rôle clé dans l’égalité des chances.

NOS ENGAGEMENTS

  • Mettre en place un projet de réussite éducative de 0 à 25 ans, qui articule la petite enfance, le temps scolaire, le périscolaire, la jeunesse, l’orientation et l’accès à la culture, la santé et la pratique sportive ;
  • Proposer une aide et un soutien scolaire gratuits pour chaque école à destination d’enfants repérés par les équipes éducatives, à l’aide d’une  plateforme municipale d’aide et de soutien ;
  • Proposer gratuitement des fournitures scolaires dans les écoles, en concertation avec les équipes éducatives et les associations de parents d’élèves (APE) ; 
  • Mettre en place un cadre qui permette de mettre en lien l’ensemble des associations sportives et culturelles villeneuvoises avec les équipes du périscolaire ;
  • Rénover les écoles dont l’état le nécessite, en s’appuyant sur la nouvelle régie municipale du bâtiment ;
  • Garantir un nombre suffisant d’animateur·rices périscolaires formé·es, en emploi stable, en visant le temps plein ;
  • Garantir l’objectif d’un·e ATSEM à temps plein par classe en maternelle ;
  • Créer des classes passerelles avec l’université dès le collège (sciences, arts, langues) ;
  • Conventionner avec les universités un accès des enfants de la ville aux équipements universitaires (bibliothèques, labos, sports), et réciproquement aux étudiant·es de la ville l’accès aux équipements municipaux ;
  • Ouvrir des cours gratuits d’apprentissage à la natation dans les piscines municipales pour les enfants de Villeneuve d’Ascq.

NOS CONSTATS

Les discriminations (qu’elles soient liées à l’origine, au genre, à l’orientation sexuelle, au handicap ou à la situation sociale) traversent encore fortement le quotidien des enfants et des jeunes. L’école, le périscolaire et les espaces éducatifs sont à la fois des lieux où elles s’expriment et des leviers essentiels pour les combattre.

À Villeneuve d’Ascq, les moyens alloués à la prévention et à l’éducation à l’égalité restent insuffisants et inégalement répartis, notamment dans les quartiers populaires. Le manque de formation, de ressources adaptées et de reconnaissance des diversités limite la capacité des services publics à garantir une égalité réelle dès le plus jeune âge.

NOS ENGAGEMENTS

  • Garantir la neutralité du périscolaire en y refusant toute intervention d’associations religieuses, marchandes, ou de lobbies patronaux ; 
  • Favoriser l’achat de matériel adapté dans les écoles pour accueillir les enfants en situation de handicap ;
  • Exiger des classes spécialisées pour l’accueil des enfants ayant des handicaps lourds, type classes UEMA (unité d’enseignement maternelle autisme) et UEEA (unité d’enseignement élémentaire autisme) dans le cadre des nouveaux projets d’équipements scolaires ;
  • Exiger des moyens à la hauteur des besoins des quartiers populaires, notamment par un redécoupage du réseau d’éducation prioritaire (REP) et une révision de la sectorisation scolaire pour lutter contre la ségrégation et garantir l’accès à une école publique de proximité et par le recrutement d’enseignant·es ;
  • Développer l’Histoire de l’immigration et de la mémoire des crimes coloniaux ;
  • Favoriser l’intervention dans le périscolaire d’associations engagées pour l’égalité, la lutte contre les discriminations et l’éducation à la vie affective et sexuelle ;
  • Mise en œuvre d’un Programme d’information et de sensibilisation dans les établissements scolaires et centres de loisirs (Par exemple : Semaine contre le racisme, éducation à la vie affective et sexuelle qui prend en compte les questions LGBTQ+, lutte contre le harcèlement scolaire…) ;
  • Renforcer la commande d’ouvrages, documents et jeux  favorisant une représentation de la société, créés notamment par des femmes, des personnes racisées et LGBTQ+ , dans les bibliothèques, médiathèques et ludothèques ;
  • Favoriser l’accueil des enfants handicapés dans les crèches publiques.

Pour une émancipation par le sport et la culture

NOS CONSTATS

L’accès à la pratique sportive des 15-30 ans s’est ainsi particulièrement dégradé lors de ces derniers mandats, et les inégalités d’accès en fonction de l’âge et du quartier se sont nettement renforcées. D’abord, à cause de la fin du dispositif “Sport Action”, qui permettait aux jeunes d’accéder à des salles de sport sur des créneaux dédiés avec la présence d’animateur·rices dédié·es. Ensuite, en raison du manque voire de l’absence d’équipements sportifs de proximité adaptés dans de nombreux quartiers (Cousinerie, Hôtel de Ville, Pont de Bois…). 

Ainsi, les jeunes ne peuvent plus — ou difficilement — pratiquer un sport sans adhérer à une association, ni en dehors des créneaux limités de ces associations, ni entre ami·es. D’où, chez de nombreux jeunes, un sentiment d’ennui, de “ne n’avoir aucune activité à faire”, seul·es et en particulier entre ami·es, ainsi que la sensation d’être délaissés par l’équipe municipale.

NOS ENGAGEMENTS

  • Remettre en place le dispositif “Sport Action” :  mise à disposition d’animateur·rices qui accompagneront les jeunes dans différentes salles de sport lors de créneaux  dédiés ;
  • Rénover et construire des équipements sportifs de proximité (city-stade, terrains extérieurs, skateparks…), en particulier dans les quartiers qui en sont dépourvus ;
  • Proposer des créneaux gratuits de pratiques corporelles et artistiques (danse, GRS, cirque…) grâce à la mise à disposition d’animateur·rices et d’espaces municipaux (studio B, espace Thalès…) ;
  • Développer une association sportive municipale d’e-sport au sein d’un centre municipal du jeu vidéo, participant à des compétitions et des événements.

NOS CONSTATS

Le jeu vidéo est aujourd’hui une pratique culturelle majeure, en particulier chez les jeunes, mais il reste trop souvent cantonné à une vision uniquement récréative ou problématique.

À Villeneuve d’Ascq, cette culture est peu reconnue comme un outil éducatif, artistique et social, alors qu’elle peut favoriser la créativité, l’inclusion, le lien intergénérationnel et l’esprit critique lorsqu’elle est accompagnée par le service public.

NOS ENGAGEMENTS

  • Créer un centre municipal du jeu vidéo, lieu de rencontre entre joueur·ses ;
  • Développer une association sportive municipale d’e-sport et organiser des compétitions ;
  • Proposer un accompagnement de la parentalité sur la gestion des écrans et des contenus avec l’intervention de psychologues ;
  • Initier à la pratique responsable et inclusive du jeu vidéo dans les écoles (cycle 3) ;
  • Programmer des évènements culturels transversaux, autour de l’univers du jeu vidéo.

NOS CONSTATS

La culture est un levier essentiel de lien social, d’émancipation et de partage à Villeneuve d’Ascq. Si la ville dispose d’équipements et d’initiatives culturelles reconnues, l’accès à la culture reste inégal selon les quartiers, les âges et les parcours sociaux.

De nombreux habitant·es manquent encore de lieux accessibles pour créer, se rencontrer et pratiquer des activités culturelles au quotidien, en dehors des logiques marchandes.

NOS ENGAGEMENTS

  • Ouvrir des tiers lieux à but non lucratif, organisés pour être des lieux de vie, de rencontres, de convivialité et de création avec du matériel dédié à différentes pratiques artistiques ;
  • Créer au Pont-de-Bois un tiers lieu de proximité dédié aux habitants, pour structurer, renforcer et rendre plus lisible l’action sociale, éducative et culturelle sur le quartier ;
  • Faire des écoles des lieux de vie de quartier, avec des événements culturels et associatifs ouvert à toutes et tous, y compris le week-end
  • Ouvrir des salles de musiques insonorisées ;
  • Permettre la mise en place d’infrastructures culturelles au sein des espaces publics, notamment le forum vert ;
  • Recruter des médiateurs culturels ;
  • Développer des antennes des médiathèques et ludothèques municipales dans l’ensemble de la ville, et en particulier dans les quartiers populaires ;
  • Permettre la gratuité des prêts par les bibliothèques associatives grâce à des subventions municipales ;
  • Programmer davantage d’événements culturels dans les médiathèques, maisons de quartier, centres sociaux et écoles.

Pour une commune qui fait confiance à la jeunesse et l’accompagne vers une prise d’autonomie

NOS CONSTATS

À Villeneuve d’Ascq, une partie importante de la jeunesse peine à trouver des espaces de proximité où se retrouver librement, s’exprimer, construire des projets et s’émanciper. Les lieux existants sont inégalement répartis selon les quartiers et souvent sous-dotés, avec des horaires ou des cadres qui ne correspondent pas aux besoins réels des jeunes et des jeunes adultes. Trop souvent, les politiques publiques à destination de la jeunesse restent descendantes, sans réelle co-construction ni reconnaissance de leur capacité à agir. Ce manque de lieux de vie ouverts, cogérés et identifiés fragilise l’autonomie des jeunes, limite leur engagement citoyen, culturel et associatif, et renforce les sentiments d’isolement, d’invisibilité ou de relégation.

NOS ENGAGEMENTS

  • Créer des maisons de la jeunesse cogérées en proximité pour redonner pouvoir et autonomie à la jeunesse :
    • Lieu de convivialité cogéré avec les jeunes et jeunes adultes peuvent se retrouver et échanger ;
    • Donner accès à des ressources spécialisées : éducateurs spécialisés, séances d’écoute pour adultes (soutien parentalité, enfants à besoins particuliers, addictions aux écrans/alcool/cannabis), permanences psy, ressources éducatives (tutorat, soutien scolaire…) ;
    • Accueillir de véritables projets avec une programmation culturelle portée par les jeunes ;
    • Organiser des débats sur des enjeux et questions de société par des méthodes d’éducation populaire ;
    • Créer de nouveaux CAL pour ado ;
  • Permettre à l’OMJC d’essaimer dans l’ensemble des quartiers de la ville :
    • Donner les moyens à l’OMJC de soutenir la création audiovisuelle
    • Augmenter les moyens de l’OMJC pour l’aide à la création d’associations junior et leur permettre d’essaimer dans toute la ville.
    • Créer un bureau des rêves organisé par l’OMJC.

NOS CONSTATS

De nombreux·ses jeunes Villeneuvois·es rencontrent des obstacles majeurs dans leur parcours vers l’autonomie : difficultés d’accès à l’information, complexité des démarches, manque d’accompagnement personnalisé pour l’emploi, les stages ou la formation. Ces obstacles touchent particulièrement les jeunes des quartiers populaires, les jeunes en rupture scolaire ou professionnelle, et les jeunes en situation de précarité administrative ou résidentielle. Les mineurs non accompagnés et les jeunes en recours de minorité sont exposés à des situations de grande vulnérabilité, faute de dispositifs de mise à l’abri suffisants et pérennes. L’absence de coordination renforcée à l’échelle municipale et intercommunale limite l’efficacité des réponses apportées et laisse trop de jeunes sans solutions durables.

NOS ENGAGEMENTS

  • Renforcer le service municipal de la jeunesse, notamment pour mieux coordonner les actions entre les quartiers, améliorer leur visibilité et faciliter la communication des événements ;
  • Faire un bilan précis des besoins en termes d’interventions et d’activités destinées à la jeunesse ;
  • Aider les jeunes dans leur recherche de stage : mettre en place un·e référent·es stages et un annuaire de stage ;
  • Assurer l’accueil des MNA (mineurs non accompagnés), grâce au bailleur social municipal et aux équipements municipaux, en lien avec les associations de sécurité civile ;
  • Porter à la MEL la création d’un fonds intercommunal pour la mise à l’abri des jeunes réfugiés en recours de minorité.

NOS CONSTATS

Ville universitaire majeure, Villeneuve d’Ascq accueille une population étudiante nombreuse et diverse, dont une part croissante vit dans des conditions de grande précarité. Difficultés alimentaires, accès au logement de plus en plus contraint, isolement, pression psychologique et complexité administrative fragilisent les parcours d’étude et d’insertion. Les liens entre la ville, les universités, le CROUS et les représentant·es étudiant·es restent insuffisamment structurés, limitant la capacité à répondre collectivement aux besoins. La démocratie universitaire et la participation des étudiant·es aux décisions locales demeurent trop faibles, alors même qu’ils et elles font pleinement partie de la vie sociale, économique et culturelle de la ville.

NOS ENGAGEMENTS

  • Financer partiellement ou complètement des thèses de doctorat pour évaluer les politiques publiques de la ville ;
  • Mettre en place une commission mensuelle de dialogue réunissant les syndicats, élu·es étudiants et les élu·es municipaux ;
  • Simplifier les démarches administratives pour l’inscription aux services périscolaires ;
  • Mettre en place une aide alimentaire destinée aux jeunes et aux étudiants en situation de précarité, en expérimentant également l’installation d’une épicerie solidaire « municipale » vendant des produits entre 10 et 30 % de leur valeur marchande ;
  • Proposer des partenariats avec le CROUS autour de l’alimentation
  • Accompagner les jeunes de manière personnalisée dans l’obtention de leur logement : aides financières et recherche de solutions d’hébergement grâce au service logement renforcé ;
  • Proposer des logements étudiants municipaux en partenariat avec le CROUS.

Améliorer notre cadre de vie par la démocratie directe

CONSTATS GÉNÉRAUX

À Villeneuve d’Ascq, le cadre de vie ne se dégrade pas seulement sous l’effet de choix urbanistiques, budgétaires ou techniques : il se détériore aussi parce que les habitant·es sont trop souvent tenu·es à distance des décisions qui les concernent. Or, une ville ne peut être juste, vivable et durable si elle est gouvernée sans celles et ceux qui l’habitent, la pratiquent et la connaissent au quotidien.

Depuis des années, la démocratie locale repose sur un modèle largement vertical. Les grandes orientations sont décidées dans des cercles restreints, puis présentées aux habitant·es comme des choix déjà arrêtés, au mieux assortis de consultations tardives et non contraignantes. Cette manière de gouverner produit un double effet délétère : elle prive la décision publique de l’expertise d’usage des habitant·es, et elle alimente un sentiment durable de dépossession démocratique.

Les dispositifs de participation existants ne suffisent pas à corriger cette dérive. Trop souvent, ils relèvent davantage de la communication que du partage réel du pouvoir. Ils consultent plus qu’ils ne décident, mobilisent principalement les publics déjà politisés ou disponibles, et laissent à l’écart une grande partie de la population, en particulier dans les quartiers populaires, parmi les jeunes, les personnes précaires ou celles éloignées des codes institutionnels. Cette démocratie participative de façade ne répare pas la fracture démocratique : elle l’aggrave.

Cette mise à distance des habitant·es se traduit concrètement dans la manière dont sont décidés les investissements publics, sont organisés les services municipaux, est aménagé l’espace public ou sont débattues les priorités budgétaires. Les besoins réels des quartiers sont insuffisamment hiérarchisés collectivement, et les inégalités territoriales persistent, faute d’outils permettant aux habitant·es de peser réellement sur les choix structurants.

Dans le même temps, la vie démocratique institutionnelle elle-même s’est appauvrie. L’expression des oppositions est trop souvent entravée, marginalisée ou disqualifiée. Le journal municipal, financé par l’argent public, fonctionne encore largement comme un outil de communication de la majorité, au détriment du pluralisme politique. En conseil municipal, les coupures de parole, le mépris ou les remarques déplacées affaiblissent le débat démocratique et envoient un signal désastreux aux habitant·es : celui d’une démocratie confisquée et peu respectueuse de la contradiction.

Cette situation est aggravée par un déficit de transparence et d’accessibilité. Les documents municipaux restent complexes, difficiles à trouver ou à comprendre. Les retransmissions des conseils municipaux sont perfectibles. Les conditions matérielles de la participation — garde d’enfants, accessibilité des lieux, horaires, prise en compte du handicap — sont trop souvent ignorées. En pratique, participer à la vie démocratique locale suppose encore d’avoir du temps, des ressources et une familiarité avec les institutions, ce qui crée une démocratie à plusieurs vitesses.

Plus largement, les habitant·es disposent de trop peu de leviers directs pour décider collectivement. Le droit d’interpellation citoyenne est limité, les votations sont rares ou symboliques, et aucun mécanisme structuré ne permet aujourd’hui aux citoyen·nes de déclencher eux-mêmes un débat ou une décision locale contraignante. Cette absence de droit de décision directe nourrit l’abstention, la défiance et le sentiment que la politique locale se fait sans — voire contre — les habitant·es.

Pourtant, Villeneuve d’Ascq dispose d’atouts considérables pour refonder sa démocratie locale : un tissu associatif dense, une population jeune et engagée, une richesse universitaire et scientifique reconnue, et une histoire marquée par l’expérimentation et l’innovation sociale. Ces ressources sont aujourd’hui insuffisamment mobilisées pour construire une démocratie locale exigeante, inclusive et réellement partagée.

Améliorer le cadre de vie par la démocratie directe, ce n’est pas ralentir l’action publique : c’est la rendre plus juste, plus efficace et plus durable. C’est gouverner par les besoins plutôt que par les habitudes. C’est reconnaître que les habitant·es ne sont pas un public à convaincre, mais des acteur·rices légitimes de la décision publique. C’est enfin faire le choix d’une commune gouvernée par l’intelligence collective, la transparence et la confiance.

Ce changement de méthode est une condition essentielle pour transformer Villeneuve d’Ascq : pour réduire les inégalités entre quartiers, réussir la bifurcation écologique, renforcer les services publics locaux et redonner du sens à l’engagement citoyen. La démocratie directe n’est pas un supplément d’âme : elle est le socle d’une ville maîtrisée par ses habitant·es, au service de tous·tes.

Pour une commune gouvernée par les habitant·es avec les outils de démocratie directe

NOS CONSTATS

À Villeneuve d’Ascq, comme dans de nombreuses collectivités, l’investissement public est encore largement décidé de manière descendante, dans des cercles restreints, éloignés du vécu quotidien des habitant·es. Les choix budgétaires répondent trop souvent à des logiques institutionnelles, d’opportunité ou de visibilité politique, plutôt qu’à une hiérarchisation collective et transparente des besoins réels des quartiers.

Les dispositifs existants de participation citoyenne demeurent limités dans leur périmètre, leur impact réel et leur accessibilité. Ils consultent plus qu’ils ne décident, et mobilisent principalement une fraction socialement et culturellement homogène de la population, laissant de côté une grande partie des habitant·es, en particulier dans les quartiers populaires. Cette démocratie participative de façade entretient la défiance plutôt qu’elle ne la résorbe.

Les mairies de quartier, lorsqu’elles existent, sont trop souvent cantonnées à des fonctions administratives ou symboliques, sans moyens réels ni pouvoir de décision. Elles ne jouent pas pleinement leur rôle potentiel de lieux d’accès au droit, de coopération citoyenne et d’élaboration collective des politiques publiques locales, notamment en matière d’investissement.

Enfin, la conception et l’évaluation des démarches de participation se font rarement sur la base de connaissances scientifiques solides, alors même que Villeneuve d’Ascq dispose d’un tissu universitaire et de recherche reconnu. Faute d’outils adaptés, de méthodes inclusives et d’un partage effectif du pouvoir, la démocratie locale peine à répondre à l’exigence démocratique et à la nécessité de gouverner par les besoins.

NOS ENGAGEMENTS

  • Faire en sorte qu’à terme l’intégralité du budget d’investissement résulte d’un processus de démocratie directe ascendante, construit à l’échelle des quartiers ;
  • Ouvrir les mairies de quartier afin de les transformer en tiers-lieux co-gérés, à la fois points d’accès uniques au droit et espaces d’élaboration collective du budget d’investissement ;
  • Créer des mairies de quartier dans les territoires qui en sont actuellement dépourvus ;
  • Repenser le découpage des conseils de quartier et renforcer la participation des habitant·es des quartiers populaires, en s’appuyant sur l’expertise des chercheur·ses afin d’adapter ces instances aux réalités sociologiques propres à chaque quartier de la ville ;
  • S’appuyer sur les chercheur·ses notamment du CERAPS et du CLERSE afin de concevoir, accompagner et évaluer les démarches de démocratie directe, pour garantir qu’elles ne se réduisent ni à un slogan ni à un dispositif réservé à une partie de la population ;
  • Installer des comités des usagers des services publics délibérant sur leurs évolutions et les choix qui les concernent, associant usager·ères, agent·es et élu·es ;
  • Favoriser dans chaque collectivité des hackathons civiques, c’est-à-dire des événements réunissant des citoyen·nes, des élu·es, des développeur·ses dans le but d’améliorer les outils numériques et de transmettre leurs savoirs. Les solutions développées dans ce cadre deviendront un bien commun.

NOS CONSTATS

La démocratie locale ne peut pas se réduire à une majorité qui décide et à des oppositions tolérées à la marge. À Villeneuve d’Ascq, l’expression des désaccords, des critiques et des alternatives est trop souvent entravée, minimisée ou disqualifiée, au détriment de la vitalité démocratique et de la confiance des habitant·es.

Le journal municipal, financé par de l’argent public, fonctionne encore largement comme un outil de communication au service du maire et de la majorité en place. Les tribunes des oppositions y sont contraintes dans leur format, leur visibilité et leur portée, quand elles ne sont pas marginalisées, empêchant une information pluraliste et un véritable débat démocratique à l’échelle de la ville.

En conseil municipal, les pratiques de coupure de parole, de remarques méprisantes, voire d’insultes, fragilisent le rôle des élu·es d’opposition et envoient un signal désastreux aux habitant·es. Elles transforment un espace censé être celui du débat public en un lieu de rapports de force déséquilibrés, où la contradiction est perçue comme une nuisance plutôt que comme une richesse démocratique.

Plus largement, les habitant·es disposent de peu de moyens effectifs pour interpeller directement les élu·es, poser des questions, formuler des propositions ou faire entendre des désaccords collectifs. Faute de droits clairement garantis et de dispositifs accessibles, l’expression citoyenne reste trop souvent cantonnée à l’entre-soi ou reléguée hors des institutions municipales.

Garantir l’expression des oppositions et de chaque habitant·e n’est pas une contrainte pour l’action publique : c’est une condition essentielle d’une démocratie locale vivante, respectueuse et réellement au service de l’intérêt général.

NOS ENGAGEMENTS

  • Renforcer la place accordée aux oppositions dans la Tribune et lors des évènements municipaux (voeux aux personnels…) ;
  • Mettre en place un comité de rédaction tournant et populaire pour la Tribune
  • Accorder une place aux débats dans la Tribune, pour en faire davantage un espace de vie politique et d’expression de la pluralité des opinions ; 
  • Confier la présidence de la commission des finances à un·e élu·e minoritaire au conseil municipal. 
  • Créer un droit d’interpellation collectif des citoyen·nes en conseil municipal, en direct et via une plateforme dédiée ;  
  • Favoriser le développement et s’appuyer sur les démarches de l’éducation populaire pour multiplier les modes de participation citoyenne à la vie municipale (enquêtes participatives, cahiers de doléances, assemblées de quartiers, marches exploratoires, interventions d’associations dans les collèges, lycées, centres sociaux…) ;
  • Garantir l’expression de l’opposition lors des conseils municipaux, et en finir avec les insultes, le mépris et les interventions censurées.

NOS CONSTATS

La défiance vis-à-vis de la politique, ressentie par de nombreux·ses Villeneuvois·es, en particulier dans les quartiers populaires, est profonde. Elle se nourrit de soupçons de favoritisme ou de conflits d’intérêts, de compromissions, de trahisons, ou encore de promesses non tenues, aussi bien au niveau national qu’à Villeneuve d’Ascq. Elle s’explique également, notamment dans notre commune, par un manque de transparence, voire par l’opacité de l’action des élu·es, en particulier dans leurs échanges avec les représentant·es d’intérêts privés.

La confiance des habitant·es se mérite et passe nécessairement par la transparence et l’exemplarité des élu·es. Pour cela, nous permettrons à chaque Villeneuvois·e de consulter l’ensemble des rendez-vous de leurs élu·es avec des représentant·es d’intérêts privés, afin qu’ils et elles puissent savoir qui leurs élu·es rencontrent. De plus, nous mettrons en place des règles strictes pour prévenir toute forme de corruption ou d’abus de biens sociaux, en encadrant les frais de réception et en refusant toute gratification (cadeaux, avantages en nature, etc.) de la part des entreprises.

NOS ENGAGEMENTS

  • Adopter en conseil municipal la charte d’Anticor (association de lutte contre la corruption) pour des communes plus éthiques ;
  • Exiger des élu·es qu’ils publient tous leurs rendez-vous avec les représentant·es d’intérêts privés ;
  • Refuser cadeaux, gratifications, avantages en nature de toute sorte venant d’entreprises ;  
  • Encadrer l’usage des frais de réception pris en charge par les finances municipales notamment pour empêcher qu’ils soient utilisés pour des événements uniquement destinés à la majorité ou pour un événement privé ; 
  • Refuser le financement des structures confessionnelles ;
  • Interdire aux élus d’assister à des cérémonies religieuses au titre de leurs fonctions.

NOS CONSTATS

La participation citoyenne reste aujourd’hui largement inaccessible pour une partie des habitant·es, faute de moyens concrets pour lever les obstacles du quotidien. Le manque de solutions de garde d’enfants, des horaires et des lieux inadaptés, ainsi que la complexité des documents et des procédures, excluent de fait de nombreuses personnes de la vie démocratique locale.

Les informations municipales et les débats en conseil sont encore trop peu lisibles et insuffisamment accessibles, notamment pour les personnes en situation de handicap ou éloignées des codes institutionnels. Cette organisation nourrit l’éloignement, la défiance et l’abstention, au lieu de favoriser l’appropriation citoyenne des décisions publiques.

Rendre la participation réelle suppose de garantir l’accessibilité matérielle, sociale et démocratique de l’ensemble des dispositifs municipaux.

NOS ENGAGEMENTS

  • Prendre en charge les frais de garde d’enfants pour les personnes participant aux conseils citoyens et pour les élu·es dans le cadre de leurs fonctions ;    
  • S’assurer de l’accessibilité de toutes les communications institutionnelles (langage facile à lire et à comprendre, sous-titrage, LSF, version audio, usage du braille) ;
  • Améliorer la qualité de la retransmission en direct des conseils municipaux
  • Mettre en ligne systématiquement les projets de délibérations, facilement accessibles sur le site internet et en mairie ;
  • Lancer une campagne locale systématique d’inscription sur les listes électorales.

NOS CONSTATS

Les habitant·es disposent aujourd’hui de peu de leviers directs pour décider des choix qui engagent leur quotidien. Le droit d’intervention citoyenne reste limité à des formes consultatives, rarement contraignantes, ce qui entretient le sentiment que la décision publique se fait sans celles et ceux qu’elle concerne.

Lorsqu’ils existent, les dispositifs de votation ou de consultation sont souvent peu accessibles, mal accompagnés et réservés à une partie de la population. Sans règles claires, sans moyens pour débattre et sans engagement à respecter les résultats, la démocratie directe reste marginale et inégalitaire.

Garantir un droit de décision directe, accessible à tous·tes, est une condition essentielle pour revitaliser la démocratie locale et redonner confiance aux citoyen·nes.

NOS ENGAGEMENTS

  • Donner aux citoyen·nes la possibilité d’organiser un référendum d’initiative citoyenne, incluant la possibilité de révoquer les élu·es, sous réserve d’une participation minimale, et dès lors qu’une pétition réunit un seuil minimal de signatures, à définir en lien avec des chercheurs sur la base des expériences dans les autres communes ;
  • Donner les moyens d’organiser cette campagne et un réel débat public ;
  • S’engager à en respecter le résultat ;
  • Accorder le droit de vote aux mineur·es de plus de 16 ans et aux étranger·ères résidant sur le territoire communal lors des votations citoyennes, et leur ouvrir l’ensemble des instances participatives.

Pour une transition écologique communale, planifiée démocratiquement

NOS CONSTATS

Malgré la présence de grands espaces verts, Villeneuve d’Ascq subit une artificialisation continue de ses sols, notamment sous l’effet de projets immobiliers et d’infrastructures à l’échelle métropolitaine. L’artificialisation des sols et la minéralisation excessive ont progressivement réduit la place du végétal, en particulier dans les quartiers populaires. Cette situation accentue les îlots de chaleur, fragilise la biodiversité et dégrade le cadre de vie, alors même que la crise climatique impose de repenser l’aménagement urbain pour redonner toute sa place au vivant.

Dans plusieurs quartiers, le manque d’arbres, d’ombre et de sols perméables accentue les effets des canicules et des épisodes de fortes pluies. Les inégalités territoriales face au climat sont réelles, alors que l’urbanisme devrait être un outil de protection et d’adaptation. 

Cours d’école trop minérales, manque d’ombre, îlots de chaleur : les enfants sont en première ligne face aux conséquences du réchauffement climatique, alors que l’école devrait être un lieu de protection.

NOS ENGAGEMENTS

  • Stopper les constructions béton inutiles : défendre les espaces naturels et limiter les projets immobiliers non essentiels ;
  • Végétaliser massivement les quartiers populaires : mettre en place un plan de reforestation urbaine, notamment des quartiers Hôtel de ville, Résidence et Pont de Bois, en concertation avec les habitant·es ;
  • Adopter un plan pluriannuel de végétalisation avec objectif chiffré en zone dense ;
  • Débétoniser et végétaliser massivement les cours d’école avec les équipes éducatives et périscolaires ;
  • Lancer un plan de renaturation des sols pour lutter contre les inondations et le ruissellement : planter des arbres, créer des sols perméables et favoriser la biodiversité ;
  • Interdire la construction de nouvelles grandes surfaces ;
  • Maintenir et organiser des espaces en friche gérés de manière différenciée pour la biodiversité ;
  • Créer des corridors écologiques reliant les espaces végétalisés ;
  • Restaurer les écosystèmes de berges et de zones humides ;
  • Déployer le fauchage tardif et le pâturage urbain ;
  • Déployer un plan d’îlots de fraîcheur contre les canicules ;
  • Faire un état des lieux des surfaces agricoles et de leurs évolutions ;
  • Mettre en place une ferme communale avec des maraîchers municipaux ;
  • Mettre en œuvre un Projet Alimentaire Territorial (PAT), en collaboration avec les paysan·nes ;
  • Soutenir et développer les jardins partagés ;
  • Promouvoir la permaculture par l’éducation populaire.

NOS CONSTATS

Villeneuve d’Ascq abrite une biodiversité remarquable, liée à ses parcs, lacs, friches et espaces agricoles. Pourtant, cette richesse est fragilisée par la fragmentation des milieux, la pression foncière et des pratiques d’entretien encore trop uniformes.

Les friches, souvent perçues comme des espaces délaissés, sont rarement intégrées dans une vision écologique globale, alors qu’elles pourraient devenir de véritables réservoirs de biodiversité et des lieux de lien entre les habitant·es et le vivant.

NOS ENGAGEMENTS

  • Réaliser ou actualiser l’Atlas de la Biodiversité Communale ;
  • Déployer le fauchage tardif, l’éco-pâturage et la gestion différenciée ;
  • Sortir de l’usage des produits écocides dans tous les bâtiments publics ;
  • Préserver et développer les trames vertes et bleues, haies, mares, noues ;
  • Restaurer les écosystèmes de berges et zones humides ;
  • Maintenir et organiser des espaces en friche pour la biodiversité ;
  • Mettre en œuvre une gestion différenciée des friches : friches ouvertes et accessibles, zones de transition, friches denses protégées ;
  • Créer des corridors écologiques (haies, arbres, continuités paysagères) reliant des espaces végétalisés pour permettre aux insectes, oiseaux et petits animaux de se déplacer en toute sécurité.

NOS CONSTATS

Villeneuve d’Ascq dispose d’atouts importants (université, parcs, lacs, tissu associatif riche) mais ne s’est pas dotée d’une véritable stratégie écologique globale, lisible et débattue avec les habitant·es.

Les politiques environnementales sont trop souvent éclatées entre la commune et la MEL, sans état des lieux partagé ni trajectoire claire de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les décisions structurantes se prennent encore trop loin des citoyen·nes, alors même que les impacts du dérèglement climatique touchent déjà nos quartiers.

NOS ENGAGEMENTS

  • Établir, la première année de mandat, un état des lieux partagé des émissions de gaz à effet de serre, pollutions, déchets, biodiversité et artificialisation (communal et intercommunal) ;
  • Organiser un débat citoyen d’orientation écologique pour mettre en œuvre la règle verte (conseils citoyens, réunions publiques, participation en ligne) ;
  • Voter une trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre compatible avec l’Accord de Paris pour le patrimoine et les services publics ;
  • Actualiser le Plan de Prévention des Risques en intégrant le changement climatique.

NOS CONSTATS

Ville universitaire et populaire, Villeneuve d’Ascq concentre de nombreux déplacements quotidiens, notamment des étudiant·es, des salarié·es et des familles. Pourtant, l’espace public reste largement organisé autour de la voiture.

Les aménagements cyclables sont souvent discontinus, peu sécurisés ou peu lisibles, ce qui freine l’usage du vélo malgré un fort potentiel. Cette situation crée des inégalités de mobilité, expose les plus vulnérables aux dangers de la circulation et dégrade la qualité de l’air.

NOS ENGAGEMENTS

  • Intégrer dans l’urbanisme le principe de la ville du quart d’heure : accès aux services du quotidien à moins de 15 minutes, à pied ou en transport en commun ;
  • Développer des navettes gratuites et électriques pour permettre l’accès aux services, aux espaces verts, aux installations sportives et aux événements culturels ;
  • Garantir des trajets à vélo réellement sûrs grâce à des aménagements séparés de la circulation automobile (pistes cyclables ou bandes protégées par des bordures/plots) ;
  • Créer des garages à vélos sécurisés dans chaque quartier et dans les écoles, et les adapter pour qu’ils puissent recevoir des vélos cargos ;
  • Ajouter de nouveaux arceaux permettant de fixer les vélos à proximité des lieux accueillants du public ;
  • Développer les stations V’Lille et supprimer les dispositifs privés type Lime si non régulés ;
  • Mettre en place une prime vélo municipale progressive (classique, cargo, électrique) ;
  • Organiser des événements autour du vélo à l’école, en partenariat avec les associations d’usager-eres et de parents d’élèves 
  • Favoriser les bourses à vélos et ateliers de réparation avec l’économie sociale et solidaire ;
  • Créer une « commission vélo » associant habitant·es, usager·ères, associations et élu·es, avec mandat, calendrier et publication systématique des décisions
  • Associer les usager·ères et habitant·es en amont des travaux liés au vélo (balades exploratoires, ateliers cartographiques) ;
  • Mettre en place une démarche de démocratie directe pour concevoir les aménagements de rue avec les habitant·es ;
  • Appuyer cette démarche sur un audit global de la circulation à Villeneuve d’Ascq, avant une consultation réelle et approfondie de la population concernée.

NOS CONSTATS

À Villeneuve d’Ascq, l’éclairage nocturne est incohérent et injuste.

Des commerces, parkings et équipements sont illuminés toute la nuit alors qu’ils sont vides, tandis que des cheminements piétons essentiels restent plongés dans l’obscurité. Cette politique gaspille l’énergie, accentue la pollution lumineuse et crée un sentiment d’insécurité pour les habitant·es.

La nuit est aujourd’hui mal éclairée : trop là où il ne faut pas, pas assez là où on en a besoin.

NOS ENGAGEMENTS

  • Réinstaller un éclairage basse consommation sur la N227 pour améliorer la visibilité et la sécurité ;
  • Rendre obligatoire l’extinction des enseignes, vitrines, projecteurs et équipements sportifs hors événements et prendre un arrêté municipal clair, contrôlé et assorti de sanctions ;
  • Accompagner la transition par le dialogue avec les commerçants (horaires, solutions techniques) ;
  • Aller vers l’installation d’éclairage orienté vers le sol, limité dans le temps et adapté aux usages ;
  • Adopter un plan communal de sobriété lumineuse pour les bâtiments et parkings ;
  • Renforcer l’éclairage des cheminements piétons et cyclables : passerelles, stations de métro, liaisons entre quartiers et équipements publics ;
  • Informer publiquement sur les économies d’énergie réalisées et leur réinvestissement local ;
  • Bannir la publicité non locale et les écrans publicitaires de l’espace public, réservés aux évènements sportifs et culturels de la MEL.

NOS CONSTATS

Le patrimoine bâti municipal de Villeneuve d’Ascq (écoles, équipements sportifs, bâtiments administratifs) est vieillissant et énergivore. Cette dépendance aux énergies fossiles pèse sur le budget communal et alourdit l’empreinte carbone de la ville. Alors que la hausse des coûts de l’énergie fragilise les finances publiques et les ménages, la commune n’a pas encore engagé une politique ambitieuse et planifiée de sobriété et de rénovation énergétique.

NOS ENGAGEMENTS

  • Réaliser un audit énergétique des bâtiments publics ;
  • Lancer un plan de rénovation thermique allant au-delà des normes actuelles ;
  • Supprimer le chauffage au fioul et au gaz dans les bâtiments publics ;
  • Développer le chauffage urbain, pompes à chaleur et énergie renouvelable ;
  • Adopter un plan énergétique des bâtiments publics (sobriété, rénovation, énergies renouvelables, biosourcées) ;
  • Privilégier les énergies vertes dans les contrats d’approvisionnement ;
  • Adopter une charte de construction durable (bois, terre, paille) ;
  • Installer des récupérateurs d’eaux de pluie pour usages municipaux.

NOS CONSTATS

À Villeneuve d’Ascq, la question animale reste marginale dans l’action publique. La gestion de l’errance animale, l’accès aux soins vétérinaires et la prise en compte du bien-être animal reposent largement sur les associations et les bénévoles.

Pourtant, une ville universitaire, jeune et engagée peut être pionnière d’une politique respectueuse du vivant, intégrant pleinement la condition animale dans la transition écologique.

NOS ENGAGEMENTS

  • Élaborer et adopter en conseil municipal une stratégie propre à la condition animale ;
  • Interdire les cirques et parcs exploitant des animaux sauvages ;
  • Créer une délégation municipale à la condition animale ;
  • Expérimenter un centre vétérinaire public accessible ;
  • Organiser la stérilisation des chats errants avec les associations ;
  • Mettre en place une carte de prise en charge des animaux en cas d’hospitalisation, en lien avec le système d’échange municipal ;
  • Garantir des produits sans maltraitance animale dans les achats publics ;
  • Privilégier les prestataires tenant compte du bien-être animal dans la commande publique ;
  • Faire voter en conseil municipal un plan pour exclure de la commande publique les produits issus de l’élevage sans accès au plein air ;
  • Faire voter en conseil municipal un plan pour exclure de la commande publique les produits issus de la pisciculture
  • Proposer un repas végétarien tous les jours dans la restauration collective et proposer une option végétalienne au moins une fois par semaine ;
  • Instaurer deux journée végétarienne (sans viande ni poisson) hebdomadaire, ainsi qu’une journée végétalienne hebdomadaire (a minima aucun produit d’origine animale dans le plat principal) par semaine en restauration scolaire ;
  • Fixer un objectif de réduction d’au moins 50 % de la consommation de produits d’origine animale d’ici à 2032 et le faire voter en conseil municipal ;   
  •  
  • Tendre vers le tout végétarien dans les réceptions officielles ;
  • Encourager le développement de l’alimentation végétale au travers de la création d’une charte avec les restaurateurs et d’un événement dédié ; 
  • Mettre en place dans la nouvelle ferme communale des actions d’éducation populaire sur le bien-être animal ainsi que l’alimentation végétarienne et végan
  • Supprimer les viandes issues d’élevages en batterie dans les cantines.

Pour une ville maîtrisée par ses habitant·es, au service de tous·tes

NOS CONSTATS

L’objectif est, d’une part, de désenclaver les quartiers et de déconcentrer l’Hôtel de Ville pour permettre la proximité. Pour cela, les mairies annexes doivent être dotées d’agent·es et moyens permettant d’accueillir la population et répondre aux sollicitations. Des accueils du CCAS seront aussi décliné dans ces mairies de quartier.


Il s’agit, d’autre part, de faire évoluer leur rôle en développant une dynamique de “Maisons Communes”, ouvertes aux habitant·es. Des tiers-lieux de “causeries”, de conversations, d’éducation populaire où voisins et voisines d’un même quartier ne se rencontrant plus ou pas assez pourront se réunir de manière autogérée.


Par ailleurs, en parallèle du développement des outils numériques, nous garantirons l’accueil physique inconditionnel pour toutes les démarches administratives. Personne ne sera contraint de passer par le numérique. De plus, il nous faut protéger notre patrimoine numérique, avec un programme pour sécuriser, mettre à jour ou archiver les ressources numériques locales afin de les protéger contre la décadence numérique (disparition des pages internet) ou des attaques malveillantes auxquelles sont exposées les données personnelles des habitantes et habitants.

NOS ENGAGEMENTS

  • Implanter des mairies de quartiers dans toute la ville et en faire des “Maisons Communes”, c’est-à-dire des tiers lieux d’éducation populaire et de sociabilité entre habitant·es du même quartier ;
  • Donner les moyens humains et matériels aux mairies annexes pour accueillir la population et répondre aux sollicitations ;
  • Proposer des accueils CCAS dans les mairies de quartiers ;
  • Garantir l’accueil inconditionnel pour toutes les démarches administratives, et qu’aucune procédure ne soit exclusivement numérique ;
  • Mettre en place un programme pour sécuriser, mettre à jour et archiver les ressources numériques locales et pour protéger les données personnelles des Villeneuvois·es.

NOS CONSTATS

La politique urbaine est également une source d’inégalité entre les habitant·es. À Villeneuve d’Ascq, on observe des usages différenciés de l’espace public qui correspondent à des besoins qui varient selon le genre, l’âge, la mobilité ou encore les moyens de la personne.

Or, la ville nouvelle a besoin d’un nouvel urbanisme capable de prendre en compte ces différences d’usage et de proposer des aménagements urbains égalitaires et inclusifs.

NOS ENGAGEMENTS

  • Mettre en place des marches exploratoires pour aller vers un aménagement de la ville et des espaces publics accessibles aux personnes à mobilité réduite et égalitaires
  • Aménager un environnement urbain favorable aux femmes : notamment repenser l’éclairage public, les équipements sportifs, le mobilier urbain et les cours d’école ;
  • Aménager un environnement urbain favorable et accessible aux personnes en situation de handicap, notamment en termes de mobilier urbain, de voirie, etc. ;
  • Créer des commissions locales d’accessibilité et des autorités organisatrices des mobilités en y associant les associations représentatives des personnes en situation de handicap ;
  • Dans l’espace public, installer des fontaines à eau potable, des toilettes publiques, et des bains douches gratuits, accessibles et adaptés à tous·tes ;
  • Renforcer le plan canicule qui recense et qui prévoie des lieux d’accueil adaptés, en incluant l’ensemble des personnes vulnérables : personnes âgées, jeunes enfants, femmes enceintes, personnes en situation de handicap, sans domicile fixe ;
  • Améliorer la qualité des infrastructures d’accueil des gens du voyage pour éviter l’installation sauvage et permettre un accueil digne ;
  • Augmenter le nombre de bancs publics ombragés et accessibles ;
  • Renforcer l’égalité entre les quartiers en matière d’embellissement (décorations, parterres de fleurs, événements) ;
  • Développer des œuvres d’art dans l’espace public (fresques, créations collaboratives) ;
  • Renforcer la représentation symbolique des femmes à travers les œuvres d’art urbaines, les noms de rues et d’infrastructures municipales ;
  • Réaliser un audit de l’accessibilité avec une association agréée ;
  • Porter un objectif de réduction maximale des lieux inaccessibles, sur la base d’un inventaire précis.

NOS CONSTATS

À Villeneuve d’Ascq, l’accueil des aîné·es en établissement repose principalement sur l’EHPAD du Moulin d’Ascq. Cette situation souligne le rôle central du service public communal, mais aussi la nécessité d’anticiper l’évolution démographique et la diversification des besoins liés au grand âge.

Les conditions de travail des soignant·es constituent un enjeu majeur, car elles déterminent directement la qualité de l’accompagnement, la bientraitance et le respect de la dignité des résident·es. Le maintien d’un haut niveau d’exigence en matière de moyens humains et matériels est donc indispensable.

NOS ENGAGEMENTS

  • Poursuivre la rénovation de l’EHPAD du Moulin d’Ascq ;
  • Investir dans la création d’une nouvelle structure d’accueil municipale avec la possibilité pour les résidents d’y vivre avec leur animal de compagnie ;
  • Garantir un cadre de travail des soignant·es propice à la bientraitance (formation continue, conditions de travail, moyens…).

NOS CONSTATS

La ville dépend encore trop de logiques externes pour construire, rénover et entretenir ses bâtiments et ses espaces. Le sous-investissement dans l’entretien, la lenteur des transformations et l’absence de maîtrise publique sur certains projets limitent la capacité de la commune à répondre rapidement aux besoins des habitant·es, à maîtriser les coûts et à intégrer des exigences écologiques ambitieuses.

NOS ENGAGEMENTS

  • Créer une régie municipale du bâtiment adossée aux services techniques pour une mairie qui construit elle-même ses infrastructures ;
  • Mobiliser la régie municipale du bâtiment pour l’entretien des locaux communaux et pour conduire la rénovation des bâtiments dont l’état le nécessite, notamment les écoles, les équipements sportifs et les salles dédiées aux événements et aux réunions
  • Utiliser des matériaux écologiques (bois, terre, paille), en lien avec le programme logement ;
  • Transformer les friches industrielles ou commerciales en logements sociaux et étudiants et en lieux alternatifs (associatifs, autogérés, d’éducation populaire) ;
  • Rénover et réinvestir les centralités de quartiers populaires (ex. Triolo – V1) : façades, éclairage, espaces verts, mobilier urbain et aménagements conviviaux.

NOS CONSTATS

La propreté de l’espace public et la gestion des déchets demeurent insuffisantes et inégalement réparties selon les quartiers. Les dépôts sauvages, le manque de moyens humains et l’organisation actuelle de la collecte nuisent au cadre de vie et renforcent un sentiment d’abandon, alors même que la transition écologique exige une gestion plus efficace, plus juste et mieux maîtrisée des déchets.

NOS ENGAGEMENTS

  • Embaucher davantage d’agent·es municipaux dédiés à la propreté ;
  • Créer une brigade d’intervention réactive contre les dépôts sauvages, avec facturation à la MEL ;
  • Mettre en place, avec les habitant·es, un plan de lutte contre les dépôts sauvages récurrents ;
  • Généraliser le compostage des biodéchets en installant des espaces de compostage pour déchets verts dans chaque quartier, en lien avec les jardins partagés et les habitants, pour valoriser les déchets organiques et enrichir les sols ;
  • Inscrire des objectifs environnementaux dans les documents d’urbanisme (PLU, PLUi) ;
  • Réduire la taxe foncière pour les parcelles agricoles durables ;
  • Mettre en place des Obligations Réelles Environnementales (ORE).

Pour une vie associative libre, égale et au service de tous·tes

NOS CONSTATS

De nombreuses associations partagent le sentiment d’un favoritisme dans l’attribution des salles et des subventions, et expriment leur crainte d’être “mal vues” de la mairie, par peur de représailles dans le prêt des salles ou les subventions, d’où une réelle autocensure.  

L’égalité de traitement des associations doit être garantie, et la transparence doit être nettement renforcée afin de rétablir la confiance et d’assurer à chaque association que la poursuite de ses activités ne dépend pas de ses relations avec l’équipe municipale. 

A la mairie, nous mettrons fin à tout favoritisme et à tout soupçon de favoritisme. D’abord dans les prêts de salles, avec une procédure plus transparente quant aux critères d’attribution des salles et plus efficace. Ensuite, par la mise en place d’une commission d’attribution des subventions, pour qu’elles ne dépendent plus du bon vouloir de quelques élu·es. Enfin, en élaborant avec les associations une procédure de résolution des conflits faisant appel à une tierce personne, pour garantir une fin de l’arbitraire et des représailles.

NOS ENGAGEMENTS

  • Mettre fin à tout favoritisme dans les subventions municipales, ainsi que dans le prêt des salles ;
  • Mettre en place une commission d’attribution pour les subventions aux associations, en y intégrant des représentants de l’opposition municipale et des représentants d’associations ;
  • Rendre plus transparents les critères d’attribution des salles et garantir un égal accès à celles-ci à l’ensemble des associations ;
  • Mettre en place une procédure de recours à une tierce-personne pour gérer d’éventuels conflits entre la mairie et des associations, qui sera élaborée en collaboration avec les associations.

NOS CONSTATS

Villeneuve d’Ascq est une commune qui se distingue par le nombre (très) élevé de ses associations (plus de 2 000), par leur dynamisme et par la diversité des domaines dans lesquels elles interviennent. Ces associations contribuent ainsi fortement à rassembler les habitant·es autour de passions, de sorties et de causes comme la solidarité ou la lutte contre la précarité. Il est donc indispensable de les soutenir. 

Or, si certaines associations sont bien soutenues, notamment celles qui servent de vitrines ou qui ont de bons contacts avec certain·es élu·es municipaux·les, c’est loin d’être le cas de toutes les associations. De nombreuses associations se plaignent ainsi d’un manque d’accès aux salles municipales, d’un manque de transparence dans les subventions et les prêts, d’un manque de valorisation dans la communication municipale ou encore de demandes parfois urgentes ne recevant aucune réponse, ou une réponse très tardive. 

Aucune association ne doit se sentir ignorée par la mairie et ne doit être bloquée dans ses actions par un manque d’accès aux salles ou de réactivité. Nous proposerons donc aux associations les lieux nécessaires à leur intervention, grâce à de nouveaux lieux ouverts aux associations (maisons de la jeunesse, tiers-lieux, nouvelles maisons de quartiers…) ainsi qu’à une refonte du système de prêt de salles, aujourd’hui trop opaque et peu réactif. Nous soutiendrons également les associations en renforçant les moyens humains (contrats aidés, compte temps-citoyen, formation) et financiers de la mairie visant à consolider leurs actions lorsque cela est nécessaire.

NOS ENGAGEMENTS

  • Maintenir et défendre les subventions aux associations (contrats aidés, subventions départementales et régionales) ;
  • Accélérer les procédures de subvention d’urgence à des associations en allouant les moyens humains nécessaires à leur traitement rapide ;
  • Faciliter la procédure de prêt de salle pour la rendre plus rapide, plus simple et plus transparent dans les critères d’attribution ;
  • Multiplier les lieux où les associations peuvent intervenir et se réunir  : maisons de la jeunesse, tiers-lieux, nouvelles maisons de quartier… ;
  • Expérimenter le principe d’un défraiement ou compte “temps citoyen”, similaire au congé formation, pour faciliter l’engagement des agent·es municipaux dans les associations villeneuvoises ;
  • Développer des passerelles écoles–université–associations ;
  • Renforcer le partenariat et la coordination avec les cinémas d’art et d’essai indépendants (Kino, Méliès) ;
  • Augmenter les moyens de l’OMJC pour favoriser la création d’associations junior et leur permettre d’essaimer dans toute la ville ;
  • Développer une association sportive municipale d’e-sport et organiser des compétitions ;
  • Organiser des journées de formation annuelles à destination des intervenant·es des associations sportives, sur l’ensemble des discriminations et formes de violence dans le sport ;
  • Mettre en place un plan de lutte contre le racisme, l’islamophobie et l’antisémitisme en lien avec les associations impliquées.

NOS CONSTATS

L’égalité de traitement des habitant·es doit être restaurée.
 Les dérives observées visant à favoriser telle personne ou groupe de personnes sont contraire à l’intérêt général et l’essence même du service public communal. Nous expurgerons tout favoritisme des prestations et décisions communales. Les décisions et choix seront transparents et expliqués notamment à travers la mise en place de commissions d’attributions (par exemple concernant les subventions aux associations).


NOS ENGAGEMENTS

  • Mettre fin à tout favoritisme dans les prestations, subventions et décisions communales ;
  • Adopter en conseil municipal la charte d’Anticor (association de lutte contre la corruption) pour des communes plus éthiques ;
  • Anonymiser et rendre transparent les critères d’attribution des logements sociaux ;
  • Mettre en place des commissions d’attribution, par exemple pour les subventions aux associations ;
  • Présenter de manière transparente, claire et facilement accessible les choix et décisions des élu·es ;
  • Mettre en place un service public funéraire et formaliser la création de carrés confessionnels dans les cimetières.

Pour une commune qui fait vivre ses quartiers et valorise son patrimoine

NOS CONSTATS

Villeneuve d’Ascq dispose d’un patrimoine riche et divers, mêlant histoire ouvrière, villages anciens, espaces naturels et équipements culturels majeurs. Pourtant, cette identité locale reste encore trop peu mise en valeur et insuffisamment lisible.

Le patrimoine pourrait devenir un véritable support de transmission, de fierté collective et de dynamisme culturel, à condition d’être mieux structuré et animé.

NOS ENGAGEMENTS

  • Créer un parcours patrimonial cohérent (musées, villages, chaîne des lacs) ;
  • Organiser événements dans les lieux patrimoniaux ;
  • Relancer des visites guidées ;
  • Candidater au label « Ville d’art et d’histoire ».

NOS CONSTATS

Gouverner au service des besoins, c’est aussi placer l’économie au service des besoins de tous·tes, en faisant primer l’humain sur la recherche du profit.

Cela implique de soutenir l’économie sociale et solidaire (ESS) (associations, coopératives…), qui poursuit des objectifs sociaux, environnementaux et démocratiques. Pour cela, nous soutiendrons les tiers-lieux, les associations et les cafés associatifs, et recruterons un·e expert·e intercommunal·e en reprise d’entreprise afin d’accompagner les salarié·es, notamment dans des projets de reprise en SCOP. Nous nous appuierons également sur les associations pour enrichir l’action municipale, et soutiendrons les entreprises de l’ESS, ainsi que les associations rencontrant des difficultés pour accéder aux marchés publics de la ville.

La mairie de Villeneuve d’Ascq doit également faire sa part : elle créera des coopératives d’activité et d’emploi (CAE) et des outils de mutualisation (locaux, services, stockage…), et développera de nouveaux services publics productifs et pourvoyeurs d’emplois (ateliers, ferme communale, coopératives de consommation…).

NOS ENGAGEMENTS

  • Soutenir l’économie sociale et solidaire (ESS), les tiers-lieux, cafés associatifs et acteurs locaux ;
  • Maintenir et défendre les subventions aux associations (contrats aidés, subventions départementales et régionales) et aux entreprises de l’économie sociale et solidaire (SCOP…) ;
  • Embaucher un·e expert·e intercommunal·e en reprise d’entreprise pour accompagner les salarié·es, notamment en SCOP ;
  • Créer des coopératives d’activité et d’emploi (CAE) et des outils de mutualisation (locaux, services, stockage…) ;
  • Favoriser la création de services d’échanges locaux (SEL) ;
  • Créer des tiers-lieux de production et des hôtels productifs gérés par une SEM ;
  • Ouvrir de nouveaux services publics productifs et pourvoyeurs d’emplois (ateliers, fermes, coopératives de consommation, etc.) ;
  • Développer l’emploi scientifique (CIFRE, VTA…) et s’appuyer sur les expertises publiques (CEREMA, ADEME, ONF, CSTB).

NOS CONSTATS

Villeneuve d’Ascq est une ville qui perd progressivement ses petits commerces et voit disparaître ses lieux de sociabilités (cafés, bars, fast-food, restaurants…) de ses quartiers en raison des choix de la majorité municipale de favoriser la grande distribution avec notamment Auchan V2 et Héron Park. Villeneuve d’Ascq mérite bien mieux que de devenir une ville dortoir, où il faut aller dans de grandes zones commerciales ou à Lille pour sortir entre ami·es ou faire ses courses. 

Nous redonnerons vie aux places de quartier en favorisant les commerces de proximité et en aidant à l’installation et au maintien de lieux où discuter autour d’un café ou d’un verre. Pour cela, nous utiliserons le droit de préemption pour favoriser les commerces indépendants, mettrons à disposition des locaux municipaux quand cela est nécessaire, et nous modulerons la taxe foncière

Nous mettrons également en place des programmes clairs et cohérents de soutien fléché à l’économie locale, appuyés par un·e adjoint·e à la ville productive et par un plan municipal de relocalisation des activités utiles.

NOS ENGAGEMENTS

  • Redonner vie aux places et centralités de quartier par le commerce de proximité ;
  • Soutenir la mise en place de nouveaux marchés faisant vivre les quartiers qui en sont dépourvus, et valoriser ces derniers dans la communication municipale ; 
  • Utiliser le droit de préemption pour favoriser les commerces indépendants ;
  • Mettre à disposition des locaux municipaux pour l’installation ou le maintien de petits commerces·;
  • Moduler la taxe foncière pour favoriser les commerces de proximité et pénaliser le grand commerce destructeur d’emplois ;
  • Proposer des outils et programmes de soutien fléché à l’économie locale ;
  • Nommer un·e adjoint·e à la ville productive ;
  • Élaborer un plan municipal de relocalisation des activités utiles.

Pour une commande publique responsable et au service de l’économie locale

NOS CONSTATS

La commune et la métropole disposent d’un levier puissant : la commande publique. Pourtant, celle-ci ne favorise pas toujours les entreprises locales, l’économie sociale et solidaire ou les filières écologiques.

Sans exigences environnementales et sociales fortes, l’argent public continue trop souvent d’alimenter des modèles productivistes et déconnectés du territoire.

NOS ENGAGEMENTS

  • Insérer des clauses sociales, écologiques et locales dans tous les marchés publics ;
  • Rendre systématique le schéma de promotion des achats socialement et écologiquement responsables (SPASER).

NOS CONSTATS

La commande publique est un levier essentiel pour soutenir une économie locale respectueuse de l’environnement et des travailleur·ses. Elle doit également être conduite avec transparence et selon des critères clairs et cohérents, afin d’éviter tout favoritisme et de ne pas soutenir des grandes entreprises peu soucieuses de la protection de l’environnement et du respect de leurs salarié·es.

Nous voulons une mairie exemplaire dans la gestion de ses marchés publics. Pour cela, nous intégrerons des clauses sociales, écologiques et territoriales dans l’ensemble des marchés publics. Nous travaillerons également en priorité avec des acteurs financiers coopératifs, plutôt qu’avec une finance spéculative et prédatrice. 

Prioriser le local dans la commande publique suppose aussi d’accompagner les petites et moyennes entreprises locales dans des procédures souvent complexes. Pour cela, nous créerons un service intercommunal d’accompagnement des entreprises et des producteurs locaux dans l’accès aux marchés publics (conseil, structuration en société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), réponses groupées).

NOS ENGAGEMENTS

  • Insérer des clauses sociales, écologiques et locales dans tous les marchés publics ;
  • Refuser le recours aux travailleurs détachés et renforcer le contrôle des chaînes de sous-traitance ;
  • Créer un service intercommunal d’accompagnement des entreprises et producteurs locaux à l’accès aux marchés publics (conseil, SCIC, réponses groupées) ;
  • Dénoncer et ne pas renouveler les contrats déséquilibrés signés au détriment des finances publiques ;
  • Travailler avec des acteurs financiers coopératifs plutôt qu’avec la finance prédatrice.

NOS CONSTATS

Villeneuve d’Ascq doit être une ville verte, y compris dans sa production, en étant exemplaire en matière d’économie des ressources et de respect de l’environnement. Pour cela, nous voulons lutter contre le gaspillage en nous appuyant sur les ressources villeneuvoises existantes (services d‘échanges locaux (SEL), expérience de la Bouquinerie du Sart ou du Moulin d’Ascq) pour favoriser une économie durable et véritablement au service de l’humain. Nous créerons également des coopératives d’activité et d’emploi (CAE) et des outils de mutualisation (locaux, services, stockage…) pour mettre en commun les ressources, au service des habitant·es et des entreprises locales.

NOS ENGAGEMENTS

  • Créer des coopératives d’activité et d’emploi (CAE) et des outils de mutualisation (locaux, services, stockage…) ;
  • Favoriser la création de services d’échanges locaux (SEL) ;
  • Mettre en place un dispositif de consigne pour le verre, en lien avec les acteurs locaux, et notamment à l’aide de l’expérience accumulée par la brasserie Moulins d’Ascq ;
  • Elaborer un projet communal et citoyen de réduction des déchet ;
  • Valoriser et soutenir les commerces en vrac, et accompagner les entreprises souhaitant le mettre en place.

NOS CONSTATS

La production de déchets à Villeneuve d’Ascq reste élevée, tandis que les dispositifs de réduction, de réemploi et de réparation demeurent dispersés et insuffisamment visibles.

De nombreuses associations, collectifs et habitant·es développent pourtant des pratiques solidaires, de réparation et de partage, mais manquent de soutien, de lieux et de reconnaissance institutionnelle.

NOS ENGAGEMENTS

  • Aller vers un objectif communal zéro déchet ;
  • Généraliser le compostage des biodéchets en installant des espaces de compostage pour déchets verts dans chaque quartier, en lien avec les jardins partagés et les habitants, pour valoriser les déchets organiques et enrichir les sols ;
  • Soutenir les commerces en vrac et la consigne du verre ;
  • Créer un service d’échange municipal et une ressourcerie en lien avec l’ABEJ : Coordonner le prêt et l’échange d’outillage, d’équipements et de consommables entre habitant·es.

Garantir une vie digne à chacun·e : droit à un logement décent, à une alimentation de qualité et aux loisirs

CONSTATS GÉNÉRAUX

À Villeneuve d’Ascq, une part croissante de la population se heurte à des formes multiples de vulnérabilité : précarité sociale, isolement, discriminations, difficultés d’accès aux droits, à la santé, au logement, à l’éducation ou à la pratique sportive. Ces fragilités ne touchent pas des groupes abstraits, mais des habitant·es bien réel·les : personnes exilées, familles monoparentales, femmes, enfants en situation de handicap, personnes âgées, jeunes précarisé·es, personnes LGBTQ+, victimes de violences ou de discriminations.

Ces situations ne sont ni marginales ni accidentelles. Elles sont le produit de choix politiques nationaux qui affaiblissent les services publics, désengagent l’État de ses responsabilités sociales et laissent les collectivités locales gérer seules les conséquences humaines de ces reculs. Elles sont aussi le résultat de politiques municipales insuffisamment ambitieuses, trop fragmentées, parfois aveugles aux réalités vécues dans les quartiers et aux besoins spécifiques de certaines populations.

Face à cela, la commune ne peut se contenter d’un rôle d’accompagnement minimal ou de simple gestionnaire des urgences. Elle doit assumer pleinement une fonction protectrice, en particulier envers celles et ceux que le système laisse de côté. Être une ville solidaire, ce n’est pas seulement proposer des dispositifs : c’est garantir leur accessibilité, leur lisibilité et leur adéquation aux besoins réels des habitant·es.

La question de l’accueil et de la protection des personnes exilées en est une illustration majeure. Les conflits armés, les persécutions politiques, les crises climatiques et économiques forcent des millions de personnes à l’exil. Si les communes ne peuvent agir sur les causes de ces drames, elles ont en revanche le pouvoir de décider de l’hospitalité ou du rejet. À Villeneuve d’Ascq, certaines prises de position passées ont contribué à banaliser des discours stigmatisants que nous refusons. Nous affirmons au contraire que la commune doit être une ville refuge, engagée pour la paix, la solidarité internationale et l’accueil digne des personnes fuyant la guerre et les violences.

Cette exigence de protection concerne tout autant la santé, la petite enfance, le vieillissement, l’éducation ou la sécurité. Le renoncement aux soins progresse, en particulier chez les plus précarisé·es. Les familles rencontrent des difficultés croissantes pour accéder à un mode de garde, tandis que les enfants en situation de handicap restent trop souvent exclus du service public de la petite enfance. De nombreux·ses aîné·es souhaitent vieillir chez eux, mais se heurtent à des services d’aide à domicile fragilisés et à un manque de lisibilité des dispositifs existants. Dans les écoles, les inégalités d’équipements et de moyens pèsent sur les équipes éducatives et sur les élèves les plus vulnérables.

Les discriminations, qu’elles soient racistes, sexistes, liées au handicap, à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre, continuent de produire de l’exclusion dans l’accès aux services publics, au sport, à l’emploi ou à la sécurité. Trop souvent, les victimes se heurtent à un manque d’écoute, à des procédures complexes ou à l’absence d’interlocuteur identifié. Ces violences, qu’elles soient institutionnelles ou interpersonnelles, fragilisent profondément le lien social et le sentiment d’appartenance à la cité.

Par ailleurs, les réponses sécuritaires dominantes ont montré leurs limites. La surenchère technologique et la mise à distance des habitant·es n’ont pas permis de réduire durablement les tensions ni les violences. À l’inverse, le recul des politiques de prévention, de proximité et de médiation a accentué la défiance envers les institutions, en particulier chez les jeunes et dans les quartiers populaires. La sécurité ne peut être pensée sans la dimension sociale, éducative et humaine qui la fonde.

Enfin, malgré une richesse associative exceptionnelle à Villeneuve d’Ascq, les initiatives de solidarité, d’inclusion et de soutien aux plus fragiles restent insuffisamment reconnues, coordonnées et appuyées par la municipalité. Trop souvent, ces associations pallient les manques des politiques publiques sans être pleinement associées aux choix structurants qui les concernent.

L’ensemble de ces constats appelle une politique municipale cohérente, transversale et résolument tournée vers la protection des plus fragilisé·es. Une politique qui considère l’accès aux droits, à la santé, à l’éducation, à la sécurité, au sport et à la dignité comme des priorités non négociables. Une politique qui s’appuie sur l’expertise des professionnel·les et des associations, mais aussi sur la parole et l’expérience des habitant·es concerné·es, pour construire des réponses justes et efficaces.

C’est dans cette perspective que nous défendons une commune qui protège, qui accueille et qui inclut. Une commune qui refuse les stigmatisations et les abandons, et qui fait de la solidarité un principe structurant de l’action municipale, au service de toutes et tous.

Pour le droit inconditionnel au logement digne

NOS CONSTATS

Habitant·es engagé·es, logements participatifs, école d’architecture… Villeneuve d’Ascq possède toutes les ressources pour mener une véritable révolution sociale et écologique.

Nous proposons de changer de logique dans le logement en renforçant les logements participatifs et en y intégrant directement les habitant·es des quartiers populaires. La création d’un bailleur social municipal permettra à la ville de soutenir ces projets et de mettre à l’abri certaines personnes sans domicile et les mineurs non accompagnés (MNA) dans les logements gérés par ce bailleur.

Nous proposons de mobiliser les ressources des Villeneuvois·es en créant un service public municipal du bâtiment et des travaux publics. Ce service construira les bâtiments de la ville, créera des emplois locaux et durables, et participera à la transition écologique. Il favorisera la démocratie directe en associant les habitant·es et permettra des chantiers d’insertion pour les personnes éloignées de l’emploi.

NOS ENGAGEMENTS

  • Créer un bailleur social municipal afin que la ville puisse être partenaire de projet, notamment pour développer le logement participatif dans les quartiers populaires ;
  • Soutenir fortement le développement des habitats participatifs ;
  • Travailler avec le Centre de Développement des Éco-entreprises (CD2E) pour développer la construction écoresponsable comme le bois-terre-paille ;
  • Créer un service public municipal du bâtiment et des travaux publics permettant à la ville de construire ses propres bâtiments en associant directement les habitantes et les habitants ;
  • Recruter des encadrant·es techniques pour mettre en œuvre des chantiers d’insertion en construction pour les personnes éloignées de l’emploi ;
  • Contribuer à la mise à l‘abri des personnes à la rue, notamment des mineurs non accompagnés (MNA), en coordination avec les autres communes voisines ;
  • Établir un partenariat avec l’École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille (ENSAPL).

NOS CONSTATS

Du fait de la loi, le Maire a des pouvoirs de police générale et de police spéciale concernant les conditions de logement. L’article 1422-1 du code de la santé publique précise les compétences des services communaux d’hygiène et de santé. C’est ce service qui est chargé de constater l’insalubrité, constat qui permet ensuite au Maire de prendre un arrêté d’insalubrité, donnant alors au locataire la possibilité de faire valoir ses droits au relogement.

Pour ce qui relève de l’indécence, c’est sur la base du rapport effectué par ce même service que le locataire peut faire valoir ses droits devant un juge en cas d’inaction du propriétaire.

Dès lors, ce service communal sera drastiquement renforcé pour se rendre chez les locataires, à leur demande, et ainsi se tenir à leurs côtés pour faire valoir leurs droits.

NOS ENGAGEMENTS

  • Créer une brigade du droit au logement afin d’accompagner et de soutenir les locataires, en leur proposant une aide juridique gratuite. Cette brigade s’appuiera également sur le service communal d’enquête d’hygiène et de santé afin de permettre au maire de prendre rapidement des arrêtés d’insalubrité.
  • Renforcer le service public municipal du logement et recruter dans le service d’enquête communal d’hygiène et de santé ;
  • Faire émettre par la commune des injonctions de rénovation des logements insalubres par les bailleurs ;
  • Contrôler le respect des permis de louer grâce à de véritables enquêtes menées par les services municipaux et à la mise en place d’un outil de signalement en ligne ;
  • Mettre en place un service municipal dédié à la recherche de subventions privées pour aider au financement des rénovations énergétiques.

NOS CONSTATS

De nombreux Villeneuvois·es peinent à trouver un logement adapté voire sont obligés de quitter leur ville. En effet, l’explosion du prix du logement, le manque de logements très sociaux (PLAI) et le manque de logements étudiants à des prix accessibles rendent difficiles voire impossibles de se loger à Villeneuve d’Ascq.   

À la mairie en mars 2026, nous garantirons le droit à un logement à chaque Villeneuvois·es, et pas seulement aux plus aisées. Pour cela, nous mettrons en place l’encadrement des loyers pour la spéculation immobilière. Nous construirons également en priorité des logements très sociaux (PLAI), étudiants et participatifs, tout en multipliant les initiatives pour éviter que quiconque se retrouve à la rue (renforcement du Fond Solidarité Logement (FSL), plan anti-expulsion, soutien des initiatives du CCAS pour des hébergements d’urgence…).

NOS ENGAGEMENTS

  • Encadrer strictement des loyers, pour mettre fin à la spéculation immobilière ;
  • Développer prioritaire de logements sociaux (PLAI en particulier), ainsi que de logements participatifs ou étudiants ;
  • Anonymiser et rendre transparents les critères d’attribution des logements sociaux ;
  • Utiliser les pouvoirs de police du maire pour prendre des arrêtés de réquisition de bâtiments vides et y mettre en place des conventions d’occupation transitoire ou intercalaire ;
  • Créer une cellule municipale dédiée au recensement des logements vacants, sans maître ou insalubres ;
  • Créer un registre municipal des logements vacants, sans maître ou insalubres ;
  • Mobiliser cette cellule pour remettre sur le marché, préempter et, si nécessaire, réquisitionner les logements vacants, sans maître ou insalubres ;
  • Faire appliquer la taxe sur les logements vacants (TLV) par des contrôles et des arrêtés municipaux, pour lutter contre la spéculation ;
  • Établir une convention avec le Crous pour renforcer l’offre de logement étudiant, et intégrer pleinement les étudiants à la vie de la commune ;
  • Déployer un plan anti-expulsion garantissant qu’aucun·e locataire ne soit expulsé·e sans solution de relogement durable ;
  • Renforcer le Fond de solidarité logement (FSL) et accompagner des locataires en difficultés de paiement ;
  • Développer des centres d’hébergement pour les personnes ne pouvant pas accéder à des logements individuels, pour en finir avec l’absurdité des hébergements dans des hôtels sociaux, coûteux et insalubres.

NOS CONSTATS

L’explosion du prix des logements à Villeneuve d’Ascq s’explique certes en partie par le manque de logements, et notamment de logements très sociaux (PLAI), mais aussi par une forte spéculation immobilière et par l’émergence d’une économie touristique prédatrice, dopée par la proximité avec Lille et par les événements du Grand Stade.

Le logement des habitant·es doit toujours primer sur les logiques de l’argent. Face à la spéculation immobilière et à l’exclusion des classes populaires liée à la gentrification, nous encadrerons strictement les loyers et garantirons le maintien des habitant·es des classes populaires dans chaque quartier, aussi bien lors des opérations de rénovation que lors de la construction de nouveaux logements.

De plus, face à l’économie touristique prédatrice, nous mettrons en place des quotas, encadrerons strictement les locations saisonnières et renforcerons les contrôles afin que chacune et chacun respecte les règles et que les abus soient effectivement sanctionnés.

NOS ENGAGEMENTS

  • Encadrer strictement les loyers, pour mettre fin à la spéculation immobilière ;
  • Lutter contre la gentrification en construisant la construction de logements très sociaux (PLAI) et étudiants, et en garantissant le maintien des locataires dans leurs logements sociaux en cas de rénovation ;
  • Garantir l’implantation de logements sociaux (PLAI) dans les quartiers réhabilités ;
  • Création d’une cellule municipale dédiée au recensement des logements vacants, sans maître ou insalubres, afin de les remettre sur le marché ;
  • Encadrer strictement les locations saisonnières ;
  • Mettre en place des quotas et zones réservées aux résidences principales ;
  • Contrôler systématiquement les logements proposés en locations courtes durées sur des plateformes, avec des sanctions effectives en cas de manquement.

NOS CONSTATS

L’offre de logement pour les aîné·es reste encore insuffisamment adaptée aux enjeux d’autonomie, de lien social et d’intergénérationnalité. Beaucoup de personnes âgées vivent seules dans des logements parfois inadaptés, tandis que d’autres générations rencontrent des difficultés d’accès au logement.

Cette situation appelle des réponses nouvelles, favorisant la mixité sociale, les solidarités de proximité et des formes d’habitat inclusives et sécurisées.

NOS ENGAGEMENTS

  • Expérimenter l’ouverture des cantines scolaires aux personnes âgées du quartier ;
  • Mettre en relation des aîné·es avec les associations de soutien scolaire, animations événementielles, etc ;
  • Mettre en place des logements participatifs inter-générationnels ;
  • Favoriser les colocations entre séniors avec intervention de service d’aide à la personne.

Pour une sécurité sociale de l’alimentation à l’échelle municipale

NOS CONSTATS

La restauration scolaire dépend encore largement de grands groupes privés et ne garantit pas toujours une alimentation locale, biologique et accessible à toutes les familles. Le prix des repas reste un frein pour certaines.

NOS ENGAGEMENTS

  • Mettre en place une option végétarienne quotidienne dans toutes les cantines ;
  • Rendre immédiatement la tarification réellement progressive et instaurer la gratuité pour les familles aux revenus les plus modestes, avec l’objectif à terme de la rendre entièrement gratuite ;
  • Tendre vers une cantine scolaire 100% bio et locale, en soutenant les producteur·rices de Villeneuve d’Ascq et de la métropole ;
  • Ré-internaliser la production des repas en régie publique.

NOS CONSTATS

À Villeneuve d’Ascq, la proximité de terres agricoles et l’existence d’initiatives citoyennes montrent qu’une autre politique alimentaire est possible. Pourtant, l’agriculture locale recule et l’alimentation reste largement dépendante de circuits longs.

La restauration collective, notamment scolaire, n’est pas encore pleinement mobilisée comme levier de transition écologique, de justice sociale et de soutien aux producteurs locaux.

NOS ENGAGEMENTS

  • Mettre en œuvre un Projet Alimentaire Territorial (PAT), en collaboration avec les paysan·nes de Villeneuve d’Ascq ;
  • Soutenir et développer les jardins partagés ;
  • Promouvoir les fermes urbaines et l’agriculture de proximité ;
  • Étudier la création d’un service public de maraîchage bio et d’une fromagerie ;
  • Flécher la production locale vers la restauration collective ;
  • Promouvoir la permaculture par l’éducation populaire ;
  • Replanter des arbres fruitiers adaptés au climat futur ;
  • Supprimer les viandes issues d’élevages en batterie dans les cantines ;
  • Interdire les pesticides sur les sols publics et forte incitation sur les sols privés.

NOS CONSTATS

À Villeneuve d’Ascq, la gestion de l’eau est déléguée à une filiale de l’entreprise Veolia, dans le cadre de la Métropole Européenne de Lille (MEL), selon un mode de gestion souvent opaque et coûteux pour les habitant·es. Or, l’eau est un bien commun, pas une marchandise : nous défendrons donc, au sein de la MEL, la reprise en régie publique de la distribution de l’eau.

Comme le souligne Générations Futures dans ses recommandations aux candidat·es aux élections de 2026, nous pouvons et devons également faire mieux dès maintenant pour protéger l’eau à Villeneuve d’Ascq et en garantir la qualité. Pour cela, nous proposons de limiter drastiquement la contamination de l’eau notamment par les pesticides, en créant des aires de protection des captages d’eau interdisant les pesticides de synthèse, et en soutenant les paysan·nes dans la mise en place d’actions visant à préserver la qualité de l’eau. Nous ferons également preuve de transparence à l’égard des Villeneuvois·es, en réalisant des mesures régulières et en les publiant systématiquement.

NOS ENGAGEMENTS

  • Soutenir les actions des paysan·nes protégeant les ressources en eau, par des paiements pour services environnementaux (PSE) spécialement fléchés vers l’eau et en incluant une protection exigeante de l’eau dans les Baux ruraux environnementaux (BRE) ;
  • Créer de nouvelles aires de protection de l’alimentation des captages d’eau, et renforcer les aires de protection existantes ;
  • Interdire sur ces aires les pesticides de synthèse (PPI et PPR en particulier) afin de limiter la contamination de l’eau ;
  • Défendre la reprise en régie publique de la distribution de l’eau ;
  •  Mobiliser à chaque fois que nécessaire le droit de préemption “ressource en eau”, qui permet de protéger les aires d’alimentation du captage d’eau (AAC) ;
  • Renforcer les contrôles de qualité de l’eau, et informer systématiquement les habitant·es des résultats de ces contrôles.

NOS CONSTATS

Malgré la présence de terres agricoles et de paysan·nes sur son territoire et à proximité immédiate, Villeneuve d’Ascq reste très dépendante de filières longues et industrielles. Le manque de protection du foncier agricole, l’insuffisance de soutien public et l’absence de stratégie municipale fragilisent l’agriculture locale et empêchent la ville de renforcer son autonomie alimentaire.

NOS ENGAGEMENTS

  • Faire un état des lieux des surfaces agricoles et de leurs évolutions ;
  • Créer une ferme maraîchère biologique communale sur des terres agricoles de la ville, avec des maraîcher·ers municipaux·les ;
  • Interdire les pesticides sur les sols publics ;
  • Développer les Baux ruraux à clauses environnementales (BRE) avec les agriculteur·trices villeneuvois·es, en renforçant progressivement un cahier des charges exigeant environnementalement ;
  • Flécher la production locale vers la restauration collective, en renforçant les partenariats avec les paysan·nes locaux·les ;
  • Mettre en œuvre un Projet Alimentaire Territorial (PAT) ambitieux environnementalement, en coopération avec les paysan·nes ;
  • Développer le pâturage urbain ;
  • Mettre à disposition les moyens publics pour développer les AMAP, marchés paysans, magasins de producteurs et épiceries coopératives.

NOS CONSTATS

En déléguant largement la restauration collective à des acteurs privés, la ville a perdu la maîtrise de ce qu’elle sert dans les écoles, les équipements municipaux et aux personnes âgées. Cette situation limite la qualité des repas, freine la relocalisation de l’alimentation et empêche de faire de l’alimentation un véritable service public au service de l’intérêt général.

NOS ENGAGEMENTS

  • Remettre en régie la cuisine centrale municipale, en mettant fin à la délégation au privé pour les cantines scolaires et pour l’ensemble de la restauration collective (EHPAD et repas livrés) ;
  • Tendre vers le tout bio et le tout local pour les cantines scolaires et CCAS (aîné·es) ;
  • Créer une cantine populaire, accessible à tous·tes, pour fournir des repas à prix coûtant ;
  • Expérimenter l’ouverture des cantines scolaires aux personnes âgées du quartier.

NOS CONSTATS

Les dispositifs actuels de tarification et d’aide alimentaire ne permettent pas de garantir un accès égal à une alimentation saine et de qualité. Les familles les plus modestes, les étudiant·es et les personnes âgées sont particulièrement touché·es par la hausse des prix, renforçant les inégalités sociales et alimentaires.

NOS ENGAGEMENTS

  • Revoir les barèmes des tarifs des repas, afin d’augmenter la progressivité jusqu’à tendre vers la gratuité ;
  • Expérimenter la mise en place d’épiceries solidaires “municipales”, vendant des produits entre 10 et 30 % de leur valeur marchande, en partenariat avec ANDES et le CCAS ; 
  • Proposer à la vente à faible coût les repas restants de la restauration collective ;
  • Supprimer les viandes issues d’élevages en batterie dans les cantines.

NOS CONSTATS

Les choix alimentaires sont aujourd’hui décidés sans réelle implication des habitant·es, des paysan·nes et des associations locales. Cette mise à l’écart empêche la construction collective d’un système alimentaire plus juste, écologique et solidaire, et freine l’appropriation citoyenne des enjeux liés à l’alimentation.

NOS ENGAGEMENTS

  • Ouverture d’un “tiers-lieu nourricier” :  lieu d’action collective, de partage et d’apprentissage par des ateliers, permettra des relations directes entre producteur·rices et consommateur·rices ;
  • Proposer, en coopération avec les paysan·nes et les maraîcher·es municipales·aux, des actions d’éducation populaire alimentaire dans les établissements scolaires et centres sociaux ;
  • Soutenir et développer les jardins partagés.

Pour un droit aux loisirs

NOS CONSTATS

Le sport n’est pas aujourd’hui un droit effectif pour tous·tes à Villeneuve d’Ascq : les inégalités de revenus limitent encore l’accès à la pratique sportive. En effet, entre le coût des licences dans les associations sportives, le coût du matériel sportif, le prix des salles privées ou encore les tarifs des installations municipales, le manque de revenus reste une barrière qui limite fortement l’accès au sport à Villeneuve d’Ascq, surtout pour les plus défavorisé·es.

NOS ENGAGEMENTS

  • Mettre en place et subventionner des dispositifs gratuits d’accès aux sports : Sport Action, initiations en lien avec des associations, sport en famille… ;
  • Conditionner les subventions et prêts de salle aux associations à la mise en place d’un tarif maximal pour les premières tranches de revenus et les jeunes, avec le soutien de la mairie, pour compenser la perte de revenus ;
  • Renforcer la progressivité de la tarification sociale des équipements municipaux, avec la gratuité pour les premières tranches de revenus ;
  • Faire un état des lieux des bourses favorisant l’accès au sport (bourse aux jeunes, dispositif adult’sport…), pour renforcer la communication autour de ces dispositifs, faciliter les démarches et assurer des montants de bourses suffisants pour permettre un accès réel aux sports ;
  • Mettre en place un dispositif gratuit d’apprentissage de la natation et du vélo pour les enfants et adolescents, pour compléter les cours et dispositifs de l’Éducation Nationale pour s’assurer que chaque enfant villeneuvois sache nager et faire du vélo ;
  • Créer “Villeneuve d’Ascq plage” : en période estivale, prévoir des espaces piscines démontables et aires de jeux extérieurs dans différents quartiers.

NOS CONSTATS

Le sport, les loisirs et les espaces de socialisation jouent un rôle fondamental dans la santé, la prévention, l’émancipation et le vivre-ensemble. Pourtant, à Villeneuve d’Ascq, leur accès reste marqué par des inégalités sociales et territoriales. Certains quartiers manquent d’équipements adaptés, sécurisés et entretenus, tandis que le coût d’accès aux infrastructures municipales constitue un frein pour de nombreuses familles et pour les jeunes. La diminution des dispositifs d’accompagnement éducatif par le sport et les loisirs réduit leur capacité à toucher les publics les plus éloignés et à jouer pleinement leur rôle de prévention et d’inclusion sociale.

NOS ENGAGEMENTS

  • Développer des parcs de jeux dans les quartiers qui en manquent ;
  • Mettre en place une tarification sociale et “jeune” pour l’accès à tous les équipements sportifs municipaux ;
  • Remettre en place le sport action : des animateur·rices qui accompagnent des jeunes dans différentes salles de sport lors de créneaux dédiés ;
  • Rénover et construire des équipements sportifs de proximité : City-stades, terrains extérieurs et gymnases ;
  • Faire un état des lieux des séjours colonies municipaux et des centres aérés de loisirs et sportifs et développer leur gratuité sous conditions de ressources pour garantir la mixité sociale.

NOS CONSTATS

Villeneuve d’Ascq compte de nombreux artistes et créateur·rices, mais leur travail reste insuffisamment visible et peu soutenu par les politiques publiques locales. La création artistique peine encore à trouver des espaces, des moyens et une reconnaissance à la hauteur de son rôle social et culturel.

La commande publique et les actions municipales pourraient davantage valoriser les artistes locaux et contribuer à la valorisation des territoires, des habitant·es et des cultures, notamment des quartiers populaires.

NOS ENGAGEMENTS

  • Mettre à disposition un annuaire des artistes et créateur·rices villeneuvois·es ;
  • Créer une artothèque, permettant le prêt gratuit d’oeuvre d’art ;
  • Valoriser des artistes villeneuvois·es par la municipalité lors des actions culturelles et des achats du 1 % artistique ;
  • Financer les projets artistiques pour que l’art soit vu et profite à tous·tes dans la rue, dans l’espace public et particulièrement dans les quartiers populaires  ;
  • Financer les projets artistiques pour un embellissement des espaces, notamment de fresques dans les quartiers populaires ;
  • Créer des résidences d’artistes de territoire, en s’appuyant sur les expertises locales des lieux culturels villeneuvois, tels que le Méliès, la Rose des Vent, le LAM, l’Atelier 2, le Kino, la Ferme d’en Haut, Asnapio ou encore le Musée de Plein Air ; 
  • Donner les moyens à l’OMJC de soutenir la création audiovisuelle ;
  • Créer un festival de cultures urbaines ;
  • Créer une semaine du cinéma, dont la programmation est décidée avec les habitant·es de l’ensemble des quartiers.

NOS CONSTATS

Ville universitaire majeure, Villeneuve d’Ascq accueille une population étudiante nombreuse et des initiatives culturelles riches, mais encore trop cloisonnées entre l’université et la ville.

Les synergies entre étudiant·es, habitant·es, associations et équipements culturels restent insuffisamment développées, alors qu’elles constituent un potentiel fort pour démocratiser la culture et renforcer le lien entre campus et quartiers.

NOS ENGAGEMENTS

  • Établir un partenariat stratégique avec l’Université de Lille : financement de thèses, soutien aux festivals et aux initiatives des étudiants ;
  • Développer des passerelles écoles–université–associations ;
  • Renforcer le partenariat et la coordination avec les cinémas d’art et d’essai indépendants (Kino, Méliès).

Prendre soin de chacun·e avec une commune refuge, antiraciste et antifasciste

CONSTATS GÉNÉRAUX

À Villeneuve d’Ascq, une part croissante de la population se heurte à des formes multiples de vulnérabilité : précarité sociale, isolement, discriminations, difficultés d’accès aux droits, à la santé, au logement, à l’éducation ou à la pratique sportive. Ces fragilités ne touchent pas des groupes abstraits, mais des habitant·es bien réel·les : personnes exilées, familles monoparentales, femmes, enfants en situation de handicap, personnes âgées, jeunes précarisé·es, personnes LGBTQ+, victimes de violences ou de discriminations.

Ces situations ne sont ni marginales ni accidentelles. Elles sont le produit de choix politiques nationaux qui affaiblissent les services publics, désengagent l’État de ses responsabilités sociales et laissent les collectivités locales gérer seules les conséquences humaines de ces reculs. Elles sont aussi le résultat de politiques municipales insuffisamment ambitieuses, trop fragmentées, parfois aveugles aux réalités vécues dans les quartiers et aux besoins spécifiques de certaines populations.

Face à cela, la commune ne peut se contenter d’un rôle d’accompagnement minimal ou de simple gestionnaire des urgences. Elle doit assumer pleinement une fonction protectrice, en particulier envers celles et ceux que le système laisse de côté. Être une ville solidaire, ce n’est pas seulement proposer des dispositifs : c’est garantir leur accessibilité, leur lisibilité et leur adéquation aux besoins réels des habitant·es.

La question de l’accueil et de la protection des personnes exilées en est une illustration majeure. Les conflits armés, les persécutions politiques, les crises climatiques et économiques forcent des millions de personnes à l’exil. Si les communes ne peuvent agir sur les causes de ces drames, elles ont en revanche le pouvoir de décider de l’hospitalité ou du rejet. À Villeneuve d’Ascq, certaines prises de position passées ont contribué à banaliser des discours stigmatisants que nous refusons. Nous affirmons au contraire que la commune doit être une ville refuge, engagée pour la paix, la solidarité internationale et l’accueil digne des personnes fuyant la guerre et les violences.

Cette exigence de protection concerne tout autant la santé, la petite enfance, le vieillissement, l’éducation ou la sécurité. Le renoncement aux soins progresse, en particulier chez les plus précarisé·es. Les familles rencontrent des difficultés croissantes pour accéder à un mode de garde, tandis que les enfants en situation de handicap restent trop souvent exclus du service public de la petite enfance. De nombreux·ses aîné·es souhaitent vieillir chez eux, mais se heurtent à des services d’aide à domicile fragilisés et à un manque de lisibilité des dispositifs existants. Dans les écoles, les inégalités d’équipements et de moyens pèsent sur les équipes éducatives et sur les élèves les plus vulnérables.

Les discriminations, qu’elles soient racistes, sexistes, liées au handicap, à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre, continuent de produire de l’exclusion dans l’accès aux services publics, au sport, à l’emploi ou à la sécurité. Trop souvent, les victimes se heurtent à un manque d’écoute, à des procédures complexes ou à l’absence d’interlocuteur identifié. Ces violences, qu’elles soient institutionnelles ou interpersonnelles, fragilisent profondément le lien social et le sentiment d’appartenance à la cité.

Par ailleurs, les réponses sécuritaires dominantes ont montré leurs limites. La surenchère technologique et la mise à distance des habitant·es n’ont pas permis de réduire durablement les tensions ni les violences. À l’inverse, le recul des politiques de prévention, de proximité et de médiation a accentué la défiance envers les institutions, en particulier chez les jeunes et dans les quartiers populaires. La sécurité ne peut être pensée sans la dimension sociale, éducative et humaine qui la fonde.

Enfin, malgré une richesse associative exceptionnelle à Villeneuve d’Ascq, les initiatives de solidarité, d’inclusion et de soutien aux plus fragiles restent insuffisamment reconnues, coordonnées et appuyées par la municipalité. Trop souvent, ces associations pallient les manques des politiques publiques sans être pleinement associées aux choix structurants qui les concernent.

L’ensemble de ces constats appelle une politique municipale cohérente, transversale et résolument tournée vers la protection des plus fragilisé·es. Une politique qui considère l’accès aux droits, à la santé, à l’éducation, à la sécurité, au sport et à la dignité comme des priorités non négociables. Une politique qui s’appuie sur l’expertise des professionnel·les et des associations, mais aussi sur la parole et l’expérience des habitant·es concerné·es, pour construire des réponses justes et efficaces.

C’est dans cette perspective que nous défendons une commune qui protège, qui accueille et qui inclut. Une commune qui refuse les stigmatisations et les abandons, et qui fait de la solidarité un principe structurant de l’action municipale, au service de toutes et tous.

Pour une intégration et une protection des laissé·es-pour-compte par la politique municipale

NOS CONSTATS

Les communes semblent bien petites face aux grands conflits internationaux. Pourtant, le nouveau communalisme insoumis, c’est avant tout de créer des lieux de refuge pour tous·tes. Sur le mandat qui vient de s’écouler, l’équipe majoritaire s’est illustrée par des prises de positions stigmatisantes que nous refusons en bloc. Nous pensons au contraire que la boussole politique de la commune doit être la paix.

NOS ENGAGEMENTS

  • Voter en conseil municipal une motion pour défendre la paix durable en Palestine, la fin de l’apartheid et la levée du blocus à Gaza ;
  • Voter en conseil municipal une subvention régulière à l’UNRWA (Office des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine et dans le Proche-Orient) et à l’UNHCR (l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés), en particulier pour soutenir leurs actions en Palestine, en Ukraine, au Congo et au Soudan ;
  • Défendre de nouveaux jumelages, notamment pour soutenir les peuples opprimés en lutte (en Ukraine, en Palestine, au Congo, au Soudan…) ; 
  • Encourager des partenariats entre des associations sportives et culturelles de Villeneuve d’Ascq et de ces pays ;
  • Contribuer à la création d’un réseau international de communes antifascistes face à la montée de l’extrême droite ;
  • Boycotter les produits israéliens et pro-israéliens dans les événements communaux et dans la commande publique ;
  • Ne pas programmer d’artistes ou sportifs soutenant le génocide à Gaza ;
  • Proposer un label aux commerçants garantissant qu’ils ne commercialisent pas des produits en provenance de l’État colonial israélien ;
  • Refuser toute coopération avec des institutions israéliennes ;
  • Organiser l’accueil des réfugié·es de pays en guerre, en lien avec le bailleur social municipal ;
  • Mettre en place un réseau de communes solidaires, à l’échelle de la MEL, pour l’accueil digne des migrant·es ;
  • Scolariser de façon inconditionnelle tous les enfants, quel que soit leur statut administratif, dans les établissements de la collectivité, en vertu du principe d’égalité en matière d’accès à l’éducation ;
  • Soutenir des actions de solidarité et des activités co-construites avec les personnes migrantes (cours de français, cuisines participatives, etc.) par le prêt de locaux et un soutien financier ;
  • Visibiliser et faciliter les actions de collectes en lien avec les associations ;
  • Programmer des artistes subissant et/ou luttant contre l’oppression et la colonisation, en particulier au Congo, au Soudan, en Ukraine ou encore en Palestine ;
  • Soutenir les associations luttant contre les oppressions, par des prêts de salles et des subventions ;
  • Nommer citoyen-ne d’honneur des prisonnier-es politiques enfermé-es pour leur engagement contre l’oppression et la colonisation en au Soudan, en Ukraine, en Palestine, a ou encore au Congo ;
  • Accompagner juridiquement ces associations quand elles sont injustement attaquées juridiquement, médiatiquement ou subissent des menaces.

NOS CONSTATS

La santé publique n’est pas une compétence de la commune. Seulement, la politique nationale des gouvernements successifs et les choix budgétaires années après années mettent à mal ses services publics (l’hôpital, la santé mentale, les services de prévention, etc.) et les soignant·es. Les conséquences sont dramatiques sur les populations et notamment les plus précarisées qui renoncent bien souvent à se soigner.

Face à cela, notre municipalité doit pouvoir agir comme un bouclier et porter à la hauteur de ses moyens des mesures concrètes dans l’objectif de développer les actions de prévention.

Avant toute chose, la mutuelle communale existante doit faire l’objet d’un état des lieux. Son offre doit être évaluée et vérifiée afin qu’elle réponde aux besoins des habitant·es. Le cas échéant, elle devra être améliorée et éventuellement renégociée avec l’opérateur.

NOS ENGAGEMENTS

  • Ouvrir une “Maison des Femmes” qui, outre des permanences juridiques et sociales, accueillera des consultations gynécologiques, prénatales, psychologiques, de planification,  gratuites en lien avec les services de Protection Maternelle et Infantile. Elle sera ouverte également aux associations comme Entr’actes et Solfa ;
  • Confier à l’adjoint·e à la santé la mission de construire des contrats locaux de santé avec la médecine libérale villeneuvoise, l’ARS, le Département pour articuler les politiques publiques de santé et planifier des actions et mesures sur le mandat ;
  • Renforcer fortement l’accès des jeunes à la prévention en faisant intervenir les services de santé, les associations spécialisées en prévention et les clubs de prévention au sein des nouvelles maisons de la jeunesse (consultations, actions d’éducation populaire, événements…) ;
  • Réaliser un état des lieux de la mutuelle communale pour évaluer l’offre, vérifier qu’elle réponde aux besoins des habitant·es, l’améliorer et le cas échéant la renégocier avec l’opérateur ;
  • Mettre à disposition de locaux municipaux pour permettre des consultations de nourrissons de la PMI et des services de prévention santé dans chaque quartier ;
  • Créer des conseils locaux de santé mentale pour coordonner les actions en faveur de la santé mentale de la mairie, des services de santé, des associations et des habitant·es ;
  • Élaborer un programme de logements passerelles ciblés pour les personnes en souffrance psychique, en coopération avec les acteurs de la santé, les associations et le CCAS.

NOS CONSTATS

À Villeneuve d’Ascq, trop de familles peinent encore à obtenir une place en crèche. L’offre est insuffisante, inégalement répartie selon les quartiers, et de plus en plus dépendante d’opérateurs privés lucratifs. Les enfants en situation de handicap restent les premiers exclus du service public de la petite enfance.

NOS ENGAGEMENTS

  • Développer les crèches municipales, associatives, parentales et familiales pour créer de nouvelles places en priorité dans les quartiers sous-dotés ;
  • Renforcer le service public local de la petite enfance, en visant des structures à taille humaine et accessibles à toutes les familles ;
  • Mettre en place un guichet unique municipal pour une attribution des places plus transparente, plus rapide et plus juste ;
  • Favoriser l’accueil des enfants en situation de handicap dans les crèches publiques ;
  • Renforcer l’accompagnement à la parentalité dans les structures municipales et maisons de l’enfance, en lien avec la protection maternelle infantile (consultations infantiles, prénatales et de nourrissons) ;
  • Développer des places de crèches sur des horaires atypiques, notamment à destination des mères isolées et des travailleur·ses de nuit.

NOS CONSTATS

La municipalité a développé ces dernières années de nombreuses actions sociales, culturelles et de loisirs à destination des aîné·es, faisant de cette politique un axe important de l’action publique locale.

Cependant, l’accès à ces dispositifs reste inégalement connu et parfois peu lisible. Renforcer l’information, la transparence et l’inclusion effective des aîné·es dans la vie de la cité demeure un enjeu central.

En parallèle, le maintien à domicile est une priorité pour de nombreux·ses aîné·es, mais il repose sur des services publics sous tension. La fusion du SSIAD et du SAD prévue au 1er janvier 2027 constitue une réorganisation importante qui doit être évaluée avec exigence.

Sans renforcement des effectifs et des moyens, cette évolution risque d’aggraver les conditions de travail du personnel soignant et de limiter le nombre d’interventions auprès des personnes en perte d’autonomie.

NOS ENGAGEMENTS

  • Renforcer et pérenniser la Maison des Aîné·es comme lieu central d’accueil et d’animation ;
  • Soutenir les associations du secteur qui organisent l’accès aux activités culturelles et sociales des aîné·es ;
  • Garantir la transparence dans les conditions d’accès aux activités et prestations, en particulier dans la sélection des participant·es aux voyages ;
  • Renforcer la tarification sociale pour les activités et prestations proposées spécifiquement aux aîné·es ; 
  • Renforcer le service de prêts à domicile d’ouvrages de la Médiathèque Municipale (livres, CD, livres audios, etc.) ;
  • Faire une campagne d’information (boîtage, panneaux, porte à porte) afin d’informer les habitants de l’existence de tous les services liés aux aînés par la mairie et d’en renforcer la mixité sociale ;
  • Créer de nouveaux postes d’aides à domicile et d’infirmier·es ;
  • Augmenter le nombre de prestations repas de la restauration à domicile et passage progressif au 100% Bio et local avec notre cuisine centrale municipale.

NOS CONSTATS

Aujourd’hui, à Villeneuve d’Ascq, les familles monoparentales vivent trop souvent une accumulation de difficultés : isolement, démarches administratives complexes, manque de solutions de garde, difficultés d’accès aux droits et parfois des situations de violences ou de grande précarité.

Être “parent solo” ne doit plus être un parcours du combattant. Nous devons apporter un soutien à chaque famille monoparentale et notre service public communal peut agir.

Nous proposons de :

  • Lutter contre l’isolement et la difficulté d’accès aux droits des familles, qui résultent notamment de démarches administratives trop complexes et trop centralisées. De plus, la participation citoyenne est freinée par l’absence de solutions de garde adaptées.
  • Sécuriser les parcours et réduire l’insécurité sociale des familles monoparentales. Cela implique de mieux répartir l’offre de soins et de prévention, notamment celle liée à la PMI, de proposer des lieux d’accueil coordonnés pour les victimes de violences intrafamiliales et de renforcer l’accès aux permanences juridiques.
  • Agir face aux freins à l’insertion et à l’autonomie, notamment en ce qui concerne les difficultés d’accès à l’emploi, aux droits ainsi qu’à la gestion budgétaire, et au manque de solutions de garde d’urgence ou adaptées aux horaires atypiques.

NOS ENGAGEMENTS

 Rompre l’isolement et renforcer le lien social :

  • Créer un réseau municipal de familles monoparentales, avec des permanences dédiées, des groupes de parole, des temps conviviaux et des sorties. 
  • Décentraliser les accueils du CCAS, en déployant des permanences sociales dans les mairies de quartier et en simplifiant les procédures d’accès aux droits. 
  • Aider financièrement à la prise en charge des frais de garde
  • Prendre en charge les frais de garde d’enfants pour les personnes participant aux conseils citoyens et pour les élu·es municipaux dans le cadre de leurs fonctions 

 

Sécuriser les parcours de vie et l’accès aux droits : 

  • Créer une Maison des Femmes municipale regroupant : des permanences juridiques et sociales ; des consultations gynécologiques, prénatales, psychologiques et de planification familiale gratuites en lien avec la PMI ; l’accueil d’associations comme Entr’actes et SOLFA
  • Permettre aux familles monoparentales d’obtenir une carte municipale qui donne accès à des offres,
    tarifs préférentiels et avantages pour les services publics communaux.
  • Mettre en place un lieu  d’accueil pour les victimes de violences intrafamiliales sous la coordination du CCAS. Il proposera un soutien social et juridique, un accès aux soins, une orientation vers l’hébergement (via des dispositifs adaptés, tels que le Dispositif d’Accueil Hébergement Coordination). Il intégrera les associations locales via des financements et la mise à disposition de locaux 
  • Renforcer le déploiement de la PMI, en mettant à disposition des locaux municipaux pour permettre des consultations de nourrissons, infantiles et gynécologiques dans chaque quartier.

 

Favoriser l’autonomie et la réinsertion : 

  • Développer des solutions de garde adaptées en créant de nouvelles places en crèches (municipales, associatives, parentales et familiales), notamment des places sur des horaires atypiques et en particulier dans les quartiers sous-dotés.
  • Proposer des ateliers de confiance en soi, de vérification et de mise à jour des droits, de gestion budgétaire ou encore d’accès à l’emploi, en partenariat avec les associations et acteurs institutionnels concernés.

Pour une commune refuge qui combat le racisme, le sexisme et toutes les dominations déshumanisantes

NOS CONSTATS

La commune insoumise est une ville d’accueil de tous·tes, dans leur diversité. C’est une ville qui refuse les stigmatisations et de cela, le service public est un rouage fondamental.

Néanmoins, les villeneuvois·es n’ont pas toujours accès aux services publics par manque d’offre et par négligence politique des différentes oppressions.

NOS ENGAGEMENTS

  • Accompagner juridiquement les victimes de discriminations et constituer le maire en partie civile lors de tout dépôt de plainte d’une victime de discriminations à Villeneuve d’Ascq ;
  • Mettre en place un plan de lutte contre le racisme, l’islamophobie et l’antisémitisme en lien avec les associations impliquées ;
  • Garantir le choix entre démarche physique ou dématérialisée, en s’assurant que toute dématérialisation de service public ne signifie pas la fermeture de l’accueil physique ;
  • Garantir un cadre de travail des soignant·es propice à la bientraitance (formation continue, conditions de travail, moyens…) ;
  • Donner les outils nécessaires (formation continue, moyens…)  aux  personnels municipaux pour assurer un accueil digne aux personnes LGBTQ+, pour qu’ils connaissent les critères de discrimination liés à l’orientation sexuelle, mais aussi à l’identité de genre et à l’état de santé ;
  • Soutenir activement les Marches des Fiertés comme des événements de visibilité, de revendications et de célébration des droits LGBTQ+ en collaboration avec les associations locales, en facilitant leur organisation logistique, en garantissant leur sécurité, et en participant institutionnellement visiblement (expositions, conférences, projections, ateliers, sauvegarde et valorisation des productions culturelles et militantes LGBTQ+ passées et présentes) ;
  • Mettre en place des formations de sensibilisation sur les violences sexistes et sexuelles ;
  • Instaurer une procédure de traitement et de lutte contre les agressions et discriminations
;
  • Assurer l’absence de discriminations à l’emploi dans la collectivité en mesurant les discriminations, en sensibilisant le personnel (avec une attention particulière aux ressources humaines), en menant des audits des risques structurels de discrimination et en réévaluant les processus de recrutements si nécessaire ;
  • Développer les services de traduction pour l’accès aux services publics ;
  • Mettre en place un·e référent·e municipal·e pour les victimes de violences ou de discriminations ;
  • Mettre en place un service d’aide aux aidants ;
  • Créer lieu d’accueil pour toutes les victimes de violences intra-familiales pour rassembler ressources, informations, soutien, accompagnement, aide juridique, accès à la santé ainsi qu’au dispositif d’accueil et d’hébergement collectif (DAHC), sous la direction du CCAS.

NOS CONSTATS

Les écoles publiques de Villeneuve d’Ascq subissent des inégalités de moyens, des bâtiments parfois vieillissants et des difficultés d’accueil pour les enfants en situation de handicap. Les équipes éducatives manquent de marge pour répondre à tous les besoins.

NOS ENGAGEMENTS

  • Financer le matériel et les aménagements nécessaires à l’accueil des enfants en situation de handicap dans toutes les écoles ;
  • Augmenter la dotation pédagogique par élève de manière transparente pour résorber les inégalités entre les établissements ;
  • Rénover progressivement les écoles publiques pour assurer des conditions d’étude dignes : isolation, accessibilité, sécurité, espaces périscolaires adaptés ;
  • Garantir que chaque cours d’école possède un préau pour abriter du soleil et des intempéries ;
  • Anticiper les projets urbains pour éviter les classes surchargées liées à l’arrivée de nouveaux habitant·es ;
  • Exiger les attestations d’honorabilité (dispositif Loi relative à la protection des enfants) pour tout recrutement de professionnel·les travaillant auprès des enfants ;
  • Agrandir ou réhabiliter les écoles existantes en priorité ;
  • Exiger des moyens à la hauteur des besoins des quartiers populaires, notamment par un redécoupage du réseau d’éducation prioritaire (REP) et par le recrutement d’enseignant·es ;
  • Prévoir dans chaque nouveau groupe scolaire des espaces adaptés à l’accueil de dispositifs spécialisés et porter des projets de classes spécialisées auprès du DASEN et de l’ARS, en mettant les moyens municipaux pour rendre ces classes possibles.

NOS CONSTATS

À Villeneuve d’Ascq comme ailleurs, l’accès des femmes à la pratique sportive demeure profondément inégal et marqué par des obstacles structurels. Ces inégalités sont encore plus fortes dans les quartiers populaires : à l’échelle nationale, les femmes résidant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville ne représentent que 2,8 % des personnes licenciées, et alors que 51 % des filles pratiquent une activité sportive en France, elles ne sont plus que 32 % en zone d’éducation prioritaire.

Ces écarts s’expliquent par des facteurs matériels et sociaux : équipements et espaces publics insuffisamment adaptés, horaires inaccessibles, sentiment d’insécurité, mais aussi poids des normes de genre. De nombreuses filles abandonnent la pratique sportive à l’adolescence sous l’effet des injonctions à la féminité et de la relégation du sport féminin au second plan. Les mères, et en particulier les mères isolées, sont parmi les premières exclues, faute de solutions de garde compatibles avec les temps sportifs.

Garantir une pratique sportive réellement accessible aux femmes suppose donc de rompre avec une organisation historiquement pensée pour les hommes, et de considérer le sport féminin comme un droit à part entière, nécessitant des équipements, des horaires et des politiques publiques adaptés aux réalités vécues par les femmes.

NOS ENGAGEMENTS

  • Mettre en place des marches exploratoires pour vérifier l’adaptation de l’espace et du matériel aux femmes (taille des équipements, sentiment d’insécurité, espace partagé ou non…) ;
  • Développer des places de crèches sur des horaires de soirée et de week-end, à destination notamment des mères isolées, pour permettre leur pratique sportive ;
  • Coordonner, en lien avec les associations, les créneaux des séances sportives pour permettre aux mères d’exercer leur pratique sur un créneau où leurs enfants sont également pris en charge dans une pratique sportive ;
  • Organiser régulièrement des tournois amateurs féminins sur les équipements sportifs de proximité.

NOS CONSTATS

À Villeneuve d’Ascq, le sport ne constitue pas encore un espace réellement sûr, égalitaire et accessible pour tous·tes. De nombreuses discriminations et violences persistent dans les pratiques sportives, qu’elles soient liées au genre, à l’origine, à l’orientation sexuelle, à l’identité de genre ou au handicap. Ces réalités, souvent banalisées ou invisibilisées, éloignent durablement des habitant·es de la pratique sportive, en particulier les femmes, les personnes en situation de handicap, les personnes racisées et LGBTQ+.

Le manque de formation des encadrant·es et des bénévoles, l’insuffisante accessibilité des équipements sportifs et l’absence de dispositifs clairs de prévention, de signalement et d’accompagnement des victimes contribuent à maintenir un climat d’insécurité et d’exclusion. Le sport, qui devrait être un levier d’émancipation, de santé et de cohésion sociale, reproduit ainsi des rapports de domination et des inégalités existantes. Sans une politique municipale volontariste, structurée et assumée, ces discriminations continueront d’éloigner une partie de la population de la pratique sportive et de fragiliser le rôle social du sport à Villeneuve d’Ascq.

NOS ENGAGEMENTS

  • Construire avec les clubs une charte de lutte contre les discriminations dans le sport ;
  • Organiser des journées de formation annuelles à destination des intervenant·es des associations sportives, sur l’ensemble des discriminations et formes de violence dans le sport ;
  • S’assurer de l’accessibilité de l’ensemble des équipements sportifs d’extérieurs aux personnes en situation de handicap ;
  • Prévoir, dans les créneaux de sport action, des créneaux dédiés aux handisports, accessibles à tous·tes, avec des animateur·rices formé·es ;
  • Soutenir des bourses, subventions et prêts de matériel handisport ;
  • Former l’ensemble des personnels municipaux intervenants pour le sport à l’ensemble des discriminations et formes de violence dans le sport.

NOS CONSTATS

Les nombreuses associations de Villeneuve d’Ascq sont une réelle richesse, trop peu mobilisée par l’actuelle majorité municipale. En effet, toutes les associations villeneuvoises ne sont pas assez valorisées dans la communication de la mairie, ni suffisamment mises en relation avec les habitant·es. De plus, les importantes compétences de certaines associations spécialisées dans un domaine ou une cause ne sont pas assez mobilisées pour enrichir et prolonger l’action municipale. 

Nous pensons que la mairie doit jouer un rôle de facilitatrice pour connecter les associations et les habitant·es. Pour cela, nous moderniserons l’annuaire des associations et le mettrons bien plus régulièrement à jour, pour permettre aux habitant·es d’accéder facilement aux associations, et aux associations de communiquer sur leurs actions, leurs horaires, leurs événements… Nous renforcerons également la communication municipale (Tribune, réseaux sociaux, affichage…) pour mettre en lumière le plus grand nombre possible d’associations, et pas seulement de grandes associations faisant office de vitrines.   

De plus, nous serons une mairie qui fait confiance aux associations pour enrichir et prolonger l’action municipale. Nous associerons systématiquement les associations lorsque l’action municipale touche un domaine où elles sont impliquées, et généraliserons, en concertation avec elles, les initiatives intéressantes dont elles sont à l’origine. Par exemple, il nous paraît logique de s’appuyer sur les associations d’aides aux victimes ukrainiennes ou palestiniennes pour des collectes soutenant les victimes, ou de s’appuyer sur les initiatives d’associations de parents d’élèves (APE) pour renforcer l’intégration des élèves à besoins éducatifs particuliers (EBEP, élèves “dys” par exemple), comme celles de l’APE de Verlaine.

NOS ENGAGEMENTS

  • Moderniser l’annuaire des associations et le mettre régulièrement à jour pour en faire un outil efficace d’information des Villeneuvois·es des associations existantes et de leur action ;
  • Renforcer la communication municipale sur les actions de l’ensemble des associations, aussi bien dans la Tribune que sur les réseaux sociaux de la mairie et par des affichages dédiés ;
  • Favoriser la généralisation d’initiatives en faveur de l’inclusivité et de la solidarité, comme celles de l’association des parents d’élèves de Verlaine à destination des élèves à besoins particuliers (EBEP), grâce à des subventions spécifiques et à une mise en relation des APE ;
  • Favoriser les liens intergénérationnels en mettant en relation les aîné·es par exemple avec les associations de soutien scolaire ou d’animations auprès des jeunes. Réciproquement, mettre en relation les jeunes avec des associations intervenant auprès des aîné·es ;
  • Favoriser des interventions dans le périscolaire d’associations engagées pour l’égalité, la lutte contre les discriminations et l’éducation à la vie affective et sexuelle ;
  • Soutenir matériellement et financièrement les collectes mises en place par des associations luttant contre la précarité, ou intervenant en faveur des victimes de guerre, notamment en Ukraine ou en Palestine ;
  • Associer les associations sportives villeneuvoises aux politiques municipales garantissant l’accès du sport à tous·tes et luttant contre les barrières financières, liées au genre et au handicap (formations, évènements en collaboration, créneaux dédiés…).

Pour un droit à la sûreté : une politique de proximité pour les quartiers

NOS CONSTATS

Depuis la suppression de la police de proximité par Nicolas Sarkozy en 2003, la surenchère sécuritaire et démonstrative est devenue la norme en matière d’intervention policière : développement de la vidéo-surveillance, sur-armement de toutes les polices, militarisation de  maintien de l’ordre, etc. Cette politique est un échec total pour lutter contre les différentes formes de délinquance. Les prisons se remplissent sans incidence, ni sur la récidive, et encore moins sur la baisse de la commission d’infractions.

Les polices municipales, jusqu’à lors en partie épargnée, ont été définitivement entraînées dans cette logique avec la loi sécurité globale de Darmanin, avec le concept fumeux de continuum de sécurité. On installe des caméras dans tous les sens, sans qu’une quelconque amélioration ne se fasse sentir. On le sait, elles n’aident dans la résolution des enquêtes que dans 3% des cas. En revanche, elles sont extrêmement coûteuses. Nous pensons que cet argent serait plus efficacement utilisé au profit de la prévention et de la présence humaine policière sur le terrain.

Dès lors, l’objectif est de faire de la police municipale à nouveau un outil de police de proximité, de tranquillité publique. Il faut donc rompre avec la logique qui consiste à faire des policiers municipaux des auxiliaires de la police nationale. La police municipale travaillera en partenariat avec tous les services de prévention pour rétablir la confiance de la population et notamment des plus jeunes. Dans cette perspective, l’attribution d’armes à feu, létales, pour les policières et policiers municipaux, n’est pas souhaitable. Rappelons que les premières victimes des armes de poings, ce sont les policières et policiers eux-mêmes, par les tragiques et trop récurrents suicides.

La sécurité est devenue un outil de démagogie politique et électorale sans que jamais les habitantes et les habitantes ne soient associés à la définition des objectifs. Nous nous engageons à déployer tous les outils pour que la population s’empare démocratiquement de cette politique publique.

NOS ENGAGEMENTS

  • Former la police municipale aux techniques de police de proximité
    • effectifs affectés principalement à l’échelle d’un quartier ;
    • travail en réseaux avec tous les relais associatifs, économique et sociaux ;
    • techniques de désescalade dans la gestion des conflits ;
    • présence plus importante pédestre ou en mobilité douce afin de faciliter les échanges avec la population ;
    • présence régulière aux entrées et sorties d’école ;
    • moment d’échanges organisés avec les habitantes et les habitants, notamment les plus jeunes ;
    • recueil permanent des besoins de la population, y compris quand cela n’a pas directement à voir avec la sécurité (ex : mobilier urbain à réparer, renseignement administratif, proposition de modifications des infrastructures urbaines pour mieux prévenir, etc.) ;
    • formation sur la lutte contre les discriminations ;
    • formation sur les violences intrafamiliales et les violences sexistes et sexuelles  pour une meilleure écoute et une orientation efficace vers les différents services compétents ;
    • assurer un accueil digne et non discriminatoire de tous les publics, notamment des femmes et des personnes LGBTQ+.
  • Exiger le maintien ou l’augmentation des effectifs de la police nationale. Redéfinir strictement les prérogatives de chacun afin de travailler efficacement. Participer à définir les modalités d’action répressive sur le territoire de la commune en lien avec le Procureur de la République via le CLSPD et le GLTD (Groupe local de traitement de la délinquance) ;
  • Instaurer un moratoire sur la vidéosurveillance  et réaliser un audit financier du marché public afin de la démanteler à moindre coût ;
  • Former les agents aux techniques de désescalade dans la gestion des conflits. Dans ce cadre, enlever l’armement létal des policiers municipaux. Refuser de jouer le rôle de sous police nationale avec la police municipale et de l’exposer à des risques inconsidérés. Par exemple, ce n’est pas à la police municipale de lutter contre les trafics de stupéfiants. C’est la mission exclusive de la police nationale, et plus précisément, des services d’investigations de la police judiciaire ;
  • Demander l’expérimentation par la police nationale du récépissé de contrôle d’identité sur le territoire communal et intercommunal pour lutter contre le contrôle au faciès. A défaut, développer un dispositif numérique local de recueil des contrôles d’identité afin de repérer les abus ;
  • Établir un nouveau diagnostic local de sécurité, sur la base d’une enquête sociologique en partenariat avec l’université de Lille, afin d’établir une nouvelle stratégie locale de sécurité et de prévention de la délinquance. En effet, la ville ne possède plus de stratégie depuis l’expiration de la dernière en 2024 ;
  • Investir pleinement le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) par la présidence assidue du Maire. Ouvrir cette instance à la population en organisant au moins une fois par an une assemblée publique où les différents actrices et acteurs de la sécurité et de la prévention pourront rendre compte de leur action. Ce cadre permettra également de recueillir les besoins de sécurité de la population ;
  • Soutenir toutes les structures d’aide aux victimes, et aider au développement de la justice restaurative ;
  • Mettre en place un·e référent·e pour les victimes de violences ou de discriminations notamment celles liées à l’orientation sexuelle, à l’identité de genre ou à l’état de santé, dans les postes de police municipaux ;
  • Développer en lien avec l’État et la justice des mesures d’éloignements des conjoints violents à la demande de la victime et d’accompagnement des auteurs de violence (prise de conscience de la violence, prévention de la récidive) ;
  • En concertation avec le délégué du défenseur des droits à Villeneuve d’Ascq, élaborer un plan de respect de la déontologie policière et de recueil des plaintes de violences policières  ;
  • Recruter deux gardes champêtres, officiers de police judiciaire, compétents notamment pour toutes les infractions liées à la police de l’environnement.

NOS CONSTATS

À Villeneuve d’Ascq, les abords des établissements scolaires restent largement dominés par la voiture, créant des situations de danger, de pollution et de stress pour les enfants, les familles et le personnel éducatif. Aux heures d’entrée et de sortie, la circulation motorisée dense, le stationnement anarchique et le manque d’aménagements sécurisés rendent les trajets scolaires anxiogènes, en particulier pour les plus jeunes.

Cette place excessive de l’automobile dégrade la qualité de l’air, accentue les nuisances sonores et freine le développement des mobilités actives comme la marche ou le vélo. Elle renforce aussi les inégalités, en pénalisant davantage les enfants et les familles qui n’ont pas accès à la voiture ou qui souhaitent des trajets plus sûrs et apaisés. En l’absence d’une politique ambitieuse d’aménagement et de régulation de la circulation autour des écoles, le droit des enfants à des trajets scolaires sûrs, calmes et favorables à leur santé n’est aujourd’hui pas pleinement garanti.

NOS ENGAGEMENTS

  • Sécuriser les trajets vers l’école par des « cheminements verts » : relier entre eux par des voies piétonnes des espaces verts et terrains de jeux, afin de desservir les établissements scolaires par des mobilités douces ;
  • Généraliser les passages piétons surélevés aux abords des établissements scolaires et des lieux accueillant du public (EPHAD, mairies de quartier, salles municipales…) ;
  • Vérifier et garantir l’accessibilité et la sûreté des pour les personnes à mobilité réduite, notamment en s’appuyant sur les marches exploratoires ;
  • Sécuriser les abords des écoles par des zones apaisées avec présence pédestre de la police municipale, végétalisés et sans tabac ;
  • Organiser la circulation motorisée aux heures d’entrée et de sortie des écoles.
  • Renforcer et pérenniser la Maison des Aîné·es comme lieu central d’accueil et d’animation ;
  • Soutenir les associations du secteur qui organisent l’accès aux activités culturelles et sociales des aîné·es ;
  • Garantir la transparence dans les conditions d’accès aux activités et prestations, en particulier dans la sélection des participant·es aux voyages ;
  • Renforcer la tarification sociale pour les activités et prestations proposées spécifiquement aux aîné·es ; 
  • Renforcer le service de prêts à domicile d’ouvrages de la Médiathèque Municipale (livres, CD, livres audios, etc.) ;
  • Faire une campagne d’information (boîtage, panneaux, porte à porte) afin d’informer les habitants de l’existence de tous les services liés aux aînés par la mairie et d’en renforcer la mixité sociale ;
  • Créer de nouveaux postes d’aides à domicile et d’infirmier·es ;
  • Augmenter le nombre de prestations repas de la restauration à domicile et passage progressif au 100% Bio et local avec notre cuisine centrale municipale.

La métropole Européenne de Lille comme refuge insoumis

CONSTATS GÉNÉRAUX

La Métropole Européenne de Lille concentre des compétences essentielles pour la vie quotidienne : l’eau, les transports, l’énergie, les déchets, l’aménagement. Pourtant, ces décisions structurantes sont trop souvent prises loin des habitant·es et des communes, selon une logique technocratique qui privilégie la délégation au privé, la rentabilité et la mise en concurrence des territoires, plutôt que l’intérêt général, la justice sociale et l’urgence écologique.

Nous refusons que Villeneuve d’Ascq soit cantonnée à un rôle d’exécutant. Face à une Métropole qui décide sans les communes, nous assumerons un rapport de force politique et juridique. Les communes disposent de leviers légaux pour contester, bloquer ou renégocier des décisions injustes : recours, contentieux, refus de mise en œuvre, mobilisation citoyenne, alliances avec d’autres villes. Nous les utiliserons chaque fois que les droits des habitant·es, les services publics ou les biens communs seront menacés.

La question de l’eau est emblématique. Bien vital, elle reste largement gérée par des opérateurs privés à l’échelle métropolitaine, privant les citoyen·nes de toute maîtrise démocratique sur les tarifs et les choix de gestion. Cette logique marchande empêche de garantir un accès universel et protège mal les usager·ères contre des factures excessives. Là où la régie publique existe, les résultats sont clairs : plus de transparence, des tarifs maîtrisés, une gestion orientée vers l’intérêt général. Nous défendrons la sortie des délégations privées et la généralisation de la régie publique de l’eau à la MEL, avec une tarification progressive, la gratuité des premiers mètres cubes indispensables à la vie et des dispositifs d’alerte pour éviter que des fuites ne plongent des familles dans des situations financières insoutenables.

Se déplacer est un droit fondamental. Pourtant, à la MEL, les transports en commun restent coûteux, inégalement desservis et parfois inaccessibles. Cette situation enferme de nombreux ménages dans une dépendance contrainte à la voiture individuelle, accentue les inégalités territoriales et freine la transition écologique. Nous défendrons la gratuité des transports en commun, en commençant par les jeunes, les personnes privées d’emploi et les ménages modestes, sans réduction de l’offre. Nous exigerons une desserte renforcée de tous les quartiers, l’accessibilité totale pour les personnes à mobilité réduite, le maintien des lignes et guichets de proximité, ainsi que la mise en régie publique des transports métropolitains.

La transition énergétique ne peut pas être abandonnée au marché. La dépendance aux énergies fossiles et l’absence de maîtrise publique exposent directement les habitant·es à la hausse des prix et à la précarité énergétique. Nous porterons une politique fondée sur la maîtrise publique de l’énergie, un tarif social et progressif, et le développement des réseaux de chaleur et de froid alimentés majoritairement par des énergies renouvelables, afin de protéger les ménages tout en réduisant durablement les émissions de gaz à effet de serre.

La gestion des déchets illustre également les limites des choix métropolitains actuels. Le recours massif aux points d’apport volontaire, sans solutions adaptées aux usages réels, pénalise particulièrement les quartiers populaires et favorise les dépôts sauvages. Cette situation dégrade le cadre de vie et transfère injustement la responsabilité sur les communes. Nous défendrons des solutions mixtes, efficaces et équitables, ainsi qu’une prise en charge métropolitaine des conséquences des politiques qu’elle impose.

Dans le même temps, les communes subissent un étranglement financier continu. La baisse des dotations et la perte d’autonomie fiscale fragilisent les services publics locaux et creusent les inégalités territoriales. Nous agirons collectivement avec d’autres collectivités pour exiger une augmentation des dotations de l’État, la compensation intégrale des ressources supprimées et le respect de l’autonomie communale. Il n’y a pas de justice sociale possible sans communes fortes.

Nous refusons enfin une écologie punitive. Les Zones à Faibles Émissions, telles qu’elles sont aujourd’hui mises en œuvre, font peser une contrainte lourde sur les ménages modestes sans garantir d’alternatives crédibles. Tant que les transports publics ne seront ni accessibles, ni abordables, ni suffisamment développés, nous refuserons des mesures qui excluent sans solution.

Face aux urgences humanitaires, notamment pour les jeunes exilé·es et les gens du voyage, la MEL manque de solidarité structurée. Nous défendrons une répartition équitable de l’effort entre communes et la mise en place de dispositifs intercommunaux garantissant une prise en charge digne.

Villeneuve d’Ascq assumera pleinement son rôle de commune insoumise au service de l’intérêt général. Nous défendrons une Métropole démocratique, solidaire et écologique, qui protège les biens communs, respecte les habitant·es et accepte le rapport de force lorsque la justice sociale est en jeu.

Nos mesures

NOS CONSTATS

L’eau est un bien vital qui relève de l’intérêt général. Pourtant, sur le territoire de la Métropole Européenne de Lille, sa distribution repose encore largement sur des délégations de service public confiées à des opérateurs privés, entraînant une perte de maîtrise démocratique et tarifaire.

Cette situation empêche la mise en place d’une politique juste de l’eau, garantissant l’accès universel, la sobriété des usages et la protection des usager·es contre des factures excessives. Les disparités de gestion entre communes montrent qu’une alternative publique est possible et souhaitable.

NOS ENGAGEMENTS

  • Porter au niveau métropolitain la sortie des délégations privées et la généralisation de la régie publique ;
  • Mettre en place une tarification progressive et différenciée selon les usages, avec la gratuité des premiers m³ indispensables à la vie ;
  • Instaurer un système d’alerte en cas de surconsommation anormale afin d’éviter des factures insoutenables liées aux fuites.

NOS CONSTATS

Les transports en commun constituent un service public essentiel pour l’accès à l’emploi, aux études, aux soins et à la vie sociale. À la MEL, leur coût reste un frein important pour de nombreux ménages, tandis que certaines zones de Villeneuve d’Ascq demeurent insuffisamment desservies.

La dépendance à la voiture individuelle est souvent subie, faute d’alternatives fiables, fréquentes et accessibles, ce qui accentue les inégalités sociales et territoriales et nuit à la transition écologique.

NOS ENGAGEMENTS

  • Défendre la gratuité des transports en commun, en commençant par les moins de 25 ans, les personnes privées d’emploi et les ménages modestes, sans réduction de l’offre ;
  • Renforcer la desserte et la fréquence des transports en commun sur l’ensemble des quartiers, en particulier ceux qui sont peu desservis aujourd’hui comme Ascq, Babylone ou la Cousinerie ;
  • Défendre la mise en régie publique des transports en commun de la MEL ;
  • Garantir l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite de 100 % des transports en commun (bus, tramway, métro) et des arrêts, conformément à la loi ;
  • Défendre le maintien et la réouverture des guichets, gares et lignes locales de train, notamment la ligne Ascq-Orchie ;
  • Défendre à la MEL des projets intercommunaux facilitant et sécurisant les trajets à vélo entre plusieurs communes
  • Développer des pôles multimodaux, le covoiturage et les continuités cyclables.

NOS CONSTATS

La politique énergétique métropolitaine reste encore trop dépendante des énergies fossiles et de modes de gestion éloignés du contrôle public. Cette situation expose les habitant·es à la hausse des prix de l’énergie et limite la capacité à mener une transition écologique socialement juste.

Le potentiel des énergies renouvelables locales, des réseaux de chaleur et d’une gestion publique de l’énergie est encore insuffisamment mobilisé, alors qu’il pourrait garantir des tarifs maîtrisés et une réduction durable des émissions de gaz à effet de serre.

NOS ENGAGEMENTS

  • Adopter un plan de développement des énergies renouvelables reposant sur des acteurs publics, citoyens et coopératives ;
  • Mettre en place une gestion publique de l’énergie garantissant un tarif social et progressif ;
  • Développer à Villeneuve d’Ascq le réseau de chaleur et de froid urbain ;
  • Défendre à la MEL une alimentation majoritaire des réseaux de chaleur par des énergies renouvelables, avec un mode de gestion 100 % public.

NOS CONSTATS

La gestion des déchets à l’échelle métropolitaine ne répond pas toujours aux usages réels des habitant·es. Le recours massif aux points d’apport volontaire, sans solutions alternatives suffisantes, pénalise particulièrement les quartiers populaires et favorise les dépôts sauvages.

Cette situation dégrade le cadre de vie et transfère injustement la responsabilité sur les communes, sans leur donner les moyens d’agir efficacement.

NOS ENGAGEMENTS

  • Créer une brigade d’intervention réactive contre les dépôts sauvages, avec facturation à la MEL ;
  • Défendre à la MEL des solutions mixtes de récupération des déchets (verre, plastique, ménager, compost), qui ne reposent pas uniquement sur les points d’apport obligatoires.

NOS CONSTATS

Les communes font face à une baisse continue de leurs marges de manœuvre financières, conséquence de décisions nationales qui réduisent leur autonomie fiscale et leurs dotations. Cette situation fragilise les services publics locaux et limite la capacité des villes à répondre aux besoins sociaux.
Sans un rééquilibrage du financement public, les collectivités sont contraintes de faire toujours plus avec moins, au détriment de la justice sociale et de l’égalité territoriale.

NOS ENGAGEMENTS

  • Exiger une augmentation des dotations de l’État aux communes ;
  • Défendre l’autonomie fiscale des collectivités et la compensation intégrale des ressources supprimées ;
  • Agir collectivement avec d’autres collectivités pour obtenir les moyens nécessaires aux services publics locaux ;
  • Défendre la généralisation du dispositif de sécurité sociale municipale de l’alimentation à l’échelle MEL, et avec des villes partenaires volontaires.

NOS CONSTATS

La mise en place des Zones à Faibles Émissions, telle qu’elle est aujourd’hui conçue, fait peser une contrainte forte sur les ménages les plus modestes, sans garantir l’existence d’alternatives de transport crédibles et accessibles.

Une écologie punitive, qui exclut sans proposer de solutions, alimente l’injustice sociale et affaiblit l’adhésion populaire aux politiques environnementales.

NOS ENGAGEMENTS

  • Refuser l’application des Zones à Faibles Émissions tant que des alternatives crédibles à la voiture individuelle ne sont pas effectivement déployées ;
  • Conditionner toute restriction à l’existence de solutions de transport accessibles, abordables et adaptées aux besoins des habitant·es.

NOS CONSTATS

La MEL est confrontée à des situations d’urgence humanitaire, notamment concernant les jeunes exilé·es et les gens du voyage. La réponse actuelle reste fragmentée, inégalement répartie entre communes et insuffisante au regard des besoins.

L’absence de solidarité métropolitaine structurée conduit à des prises en charge indignes et à une mise en concurrence des territoires, contraire aux principes d’humanité et d’égalité.

NOS ENGAGEMENTS

  • Porter à la MEL la création d’un fonds intercommunal pour la mise à l’abri des jeunes réfugiés en recours de minorité ;
  • Défendre à la MEL une prise en charge digne des gens du voyage et une répartition des efforts.

Pour une ville exemplaire sur les conditions de travail et la rémunération de ses agent·es

CONSTATS GÉNÉRAUX

Les agent·es sont l’incarnation quotidienne et de proximité du service public communal. Elles·ils sont en contact direct et quotidien avec la population : doivent donc être les vecteurs de la remontée permanente des besoins et doivent porter dans leurs actions le projet municipal.

Aujourd’hui, elles·ils souffrent de manque de reconnaissance, évoluent trop souvent dans une ambiance de travail délétère où l’organisation est opaque ou incompréhensible. Beaucoup d’entre elles·eux, compétent·es et expérimenté·es, partent, fuient.

Il est donc important de les considérer et de leur garantir les conditions de travail leur permettant d’exercer leurs missions de service public dignement et sereinement. Elles·ils sont les véritables experts de leurs métiers et missions.

Nos mesures

NOS CONSTATS

Une ville qui prend soin de tous·tes doit aussi prendre soin de ses agent·es, en leur assurant de bonnes conditions de travail et en leur garantissant une véritable démocratie au travail, dans laquelle les travailleur·ses municipaux sont écouté·es et respecté·es, tant dans leurs actions que dans leurs besoins. Or, ce n’est pas le cas aujourd’hui : de nombreux·ses agent·es ne se sentent pas écouté·es par les élu·es et subissent un management vertical et brutal.

Nous organiserons donc une « Convention de l’Administration Communale » afin de faire le point sur les conditions de travail des agent·es et de réfléchir, en associant des agent·es tiré·es au sort, des organisations syndicales et des chercheur·ses, à des améliorations concrètes de ces conditions.

NOS ENGAGEMENTS

  • Organiser une « Convention de l’Administration Communale » : dans l’objectif d’établir un état des lieux de la collectivité, des conditions de travail des agent·es, pour ensuite développer des pistes d’actions et de rénovations à mettre en place à court, moyen et long termes. Elle se constituera autour d’agent·es tiré·es au sort et des organisations syndicales, et elle sera enrichie d’interventions de chercheur·ses.


NOS CONSTATS

Tout en prononçant de beaux discours sur la solidarité, l’inclusivité et la lutte contre la précarité, la majorité municipale de Villeneuve d’Ascq maintient de nombreux agent·es municipales·ux dans des situations de (grande) précarité. Cela lui permet de faire des économies sur le dos des agent·es municipaux et des contractuel·les, ainsi que de conserver un pouvoir sur elles.eux en profitant de leur situation instable.

NOS ENGAGEMENTS

  • Mettre en place un plan triennal de titularisations ;
  • Éradiquer le temps partiel subi (mettre fin aux temps non complet) ;
  • Refondre le régime indemnitaire (notamment par des mesures comblant les inégalités femmes/hommes et en commençant par une augmentation pour les agent·es de catégorie C et “métiers pénibles” et en supprimant tout critère basé sur le mérite) ;
  • Garantir des carrières linéaires basées sur l’expérience et donc l’ancienneté.
  • Reconnaître les réussites aux concours et examens professionnels.



NOS ENGAGEMENTS

  • Approfondir le plan de prévention des risques professionnels en matière de santé, sécurité et condition de travail en concertation avec les représentant·es du personnel et en prenant en compte les évaluations sur terrains menées par les conseillers prévention. ;
  • Baisser le temps de travail par la reconnaissance de « sujétions particulières » pour les métiers difficiles (ATSEM, Aide soignant·es, services techniques, etc.)
 ;
  • Mettre en place des formations de sensibilisation sur les violences sexistes et sexuelles pour l’ensemble des agents ;

  • Garantir la formation de l’ensemble des agent·es contre les préjugés et stéréotypes racistes, existes et discriminatoires ;

  • Renforcer la procédure de traitement et de lutte contre les agressions et discriminations ;
  • Instaurer le droit à un congé de santé gynécologique ;
  • Octroyer des journées d’autorisations spéciales d’absences pour les agent·es victimes de violences intra-familiales.

NOS ENGAGEMENTS

  • Revoir l’organisation des entretiens annuels d’évaluation expurgeant toute possibilité d’arbitraire, d’infantilisation, de pression et évaluation sur le savoir-être ;
  • Interroger la structuration de la chaîne hiérarchique et instaurer une organisation de travail basée sur la prise en compte de l’expertise des agent·es de terrain. La hiérarchie doit être légitimée par sa base et par ses compétences.
Nous orienterons l’encadrement sur des missions de coordination et d’animation au service des collectifs de travail ;
  • Lutter contre la violence managériale.

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